Les délibérations allaient bon train mercredi chez Télio, où l’on choisissait les cinq boursiers du concours. Les créateurs de mode de demain 2011 organisé par la société d’import-export et de distribution de textile canadienne. Métro y a assisté.

Pendant tout l’avant-midi, les juges Angela de Montigny, designer spécialisée en mode autochtone contemporaine, Roxanne Doucet, directrice de production du webzine Tryptyqu3.com, Chantal Durivage, coprésidente de Sen­sa­tion Mode, Christina Reynolds, rédactrice en chef mode du Elle Canada, et Jason Matlo, designer de mode, ont vu défiler les 25 créations finalistes.

Les juges ne se sont cependant pas contentés de regarder les vêtements sur les mannequins. Ils n’ont pas hésité à les inspecter de près et à les toucher afin de bien pouvoir juger de la qualité de la finition de ceux-ci. «Ça va être difficile quand on va devoir faire notre choix final, car toutes les créations sont originales et démontrent 25 visions artistiques fortes», souligne Christina Reynolds.

Pour arriver à couronner les grands gagnants du con­cours, les juges disposaient de critères d’évaluation bien définis qu’ils de­vaient noter : créativité (35%), qualités techniques (35%) et res­pect du thème (30 %). Cette année, pour la si­xième édition du con­cours, le thème était Le Grand Nord canadien. En tout, ce sont 116 croquis, faits par 116 étudiants, provenant des 21 établissements scolaires de mode canadienne participants, qui ont été soumis à Télio.

En novembre, les juges ont choisi les 25 finalistes, puis ces derniers ont eu jusqu’au 21 janvier pour donner vie à leur création. Ils de­vaient cependant respecter certains critères, notamment choisir 6 m de tissu et pas un de plus, parmi les 19 tissus sélectionnés par Télio, et se conformer à des mensurations précises. «Avec ce concours, on veut donner la chance aux étudiants de voir comment ça fonctionne vraiment dans l’industrie, explique Sonia Serfaty, directrice du concours. La créativité est un critère, mais la tenue est aussi jugée sur son potentiel de commercialisation.»

C’est jeudi soir, en pleine Semaine de mode, à la fin du défilé présentant les 25 tenues finalistes, que les 5 gagnants seront dévoilés. Ceux-ci se partageront 10 000 $ de bourses, mais surtout, ces étudiants en mode, et peut-être futurs designers, jouiront d’une visibilité qu’ils n’auraient pas pu obtenir sans ce concours, estime Sonia Serfaty.

Métro présente 3 finalistes québécoises du concours   

Isabelle Campeau
Institution : École supérieure de mode de Montréal

Quelques mots sur sa création : «Je me suis inspirée d’une photo du photographe Antoine Rouleau d’une installation temporaire démontrant une adaptation aux conditions hivernales pour créer un vêtement de ville pour la saison froide : une robe rigide, recouverte d’une cape plus fluide.»

Son plus grand défi dans le cadre du concours :
«Travailler avec du microsuède, 100% polyester, qui fait beaucoup de statique!»

Claudia Bouchard
Institution : Cégep Marie-Victorin


Quelques mots sur sa création :
  «Je me suis inspirée des tissus à paillettes pour reproduire du givre sur le vêtement. C’est une petite robe coquette à laquelle s’agence une cape en fausse fourrure, qui agit comme une protection contre le froid.»

Son plus grand défi dans le cadre du concours : «Travailler avec des matières inhabituelles pour moi, comme du tissu à paillettes, que j’ai dû coudre à la main, et de la soie.»


Marie-Ève Dion
Institution : École supérieure de mode de Montréal


Quelques mots sur sa création :
«Pour créer ma robe, je me suis inspirée du savoir-faire des inuits afin de découper des peaux, mais aussi du harfang des neiges, qui représente la grâce de vivre dans le Grand Nord. 

Son plus grand défi dans le cadre du concours :
«J’aurais aimé avoir plus de tissu que les six mètres qui m’étaient alloués!»

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