Karl Lagerfeld réplique à ceux qui l’accusent de multiplier les
collaborations et de vouloir être partout en même temps. Au cours de la dernière année, Karl Lagerfeld a fait couler beaucoup d’encre. Vraiment beaucoup.

Chaque mois paraissait un nouvel article traitant de la relance de sa marque éponyme, de sa collection haute couture printemps-été 2012 ou de ses collaborations avec Coca-Cola, Magnum Ice Cream ou les verres Orrefors. Alors qu’il était de passage dans les bureaux de Métro nous nous sommes assis avec lui pour parler de sa façon de travailler et de ses choix. Le designer revient entre autres sur un article récent du Newsweek, dans lequel on l’accuse d’être surexposé.

«J’ai seulement vu une photocopie de l’article, raconte Lagerfeld. Je me sens mal pour Tina Brown [l’éditrice]. Son magazine est tellement mince! J’appelle ça un magazine diète. Il n’y a pas de pub, et elle ne gagnera certainement pas de clients avec ça. Je n’ai jamais entendu parler de la journaliste [Robin Givhan. Journaliste spécialisée en mode, elle a remporté un prix Pulitzer en 2006], sauf pour son papier sur Mme Obama. Déjà, je ne l’aimais pas beaucoup.»

En gros, l’article de Mme Givhan remettait en question les nombreux projets de Karl Lagerfeld, qui pourraient faire de l’ombre à son talent créatif. Dès le début du papier, elle insiste pour dire que Lagerfeld a toujours fait un travail remarquable à Chanel, mais que son éparpillement lui enlève peut-être un peu de lustre.

Karl Lagerfeld rejette les conclusions de l’article. «Personne ne voulait parler à la journaliste. Elle a cité une ex-propriétaire d’une boutique Chanel à Boston, qui lui a parlé d’un manteau créé par Coco Chanel contenant une poche pour des lettres d’amour. [En résumé, l’intervenante dit que les gens vont chez Chanel pour l’esprit de Coco Chanel et non pour Karl Lagerfeld. Elle dit que Lagerfeld a davantage besoin de Chanel que Chanel a besoin du designer.] Les boutiques Chanel n’existaient pas à l’époque de [Coco] Chanel, alors quel point veut-elle amener? Si cette dame travaillait encore là, je la mettrais à la porte sur-le-champ.»

«Ensuite, la journaliste cite l’employé d’un musée, poursuit Lagerfeld. Je ne travaille pas pour les musées, je travaille pour des femmes qui veulent des vêtements. Je travaille dans le moment présent. Ça pourra toujours aller au musée par la suite.» 

Lagerfeld dit qu’il choisit un projet quand celui-ci pique sa curiosité, et que ça lui a toujours servi. «Je fais ce que je veux, j’ai du plaisir. Je ne veux pas être un designer reconnu pour un seul look toute sa vie, puis qui disparaît. Je fais Chanel, qui est le côté français de ma personnalité. Fendi est mon côté italien. La journaliste voulait écrire un papier négatif. Je ne sais pas trop pourquoi. Honnêtement, je m’en fous pas mal.»

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