Pour plusieurs parents, choisir l’école où leurs enfants évolueront est une étape importante et difficile. Pour la comédienne Jacynthe René, le choix de l’école de son fils Louis, qui entrera en maternelle en 2009, s’est transformé en projet et même en une cause à mettre de l’avant.
«J’avais des flashs très précis sur ce que je voulais pour mon fils. Je voulais une école où on raconterait des histoires, où mon garçon pourrait courir, où on était en contact avec la nature. J’étais très attirée par les écoles alternatives, mais dans mon coin, il n’y en avait pas», raconte la comédienne.
Qu’à cela ne tienne, elle a commencé à faire des démarches pour fonder une école alternative, affiliée au Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (RÉPAQ), où son fils et plusieurs autres enfants de la région pourront s’épanouir. «Les réactions ont été tellement bonnes que depuis que j’ai lancé l’idée, j’ai reçu des dizaines de courriels de professeurs intéressés à monter ce projet-là avec moi», soutient-elle.
Une popularité croissante
Mais qu’est-ce que ces écoles, dites alternatives, ont de spécial pour séduire autant les parents? «Quand on sait ce qu’est une école alternative, c’est évident qu’on veut ça pour ses enfants. Ce sont des écoles où on laisse l’enfant être enfant le plus longtemps possible. Ce sont des écoles qui rendent les enfants plus critiques, plus autonomes, plus intéressés», raconte la nouvelle porte-parole de la RÉPAQ.
Ce qui fait justement la particularité des écoles publiques alternatives du Québec, c’est un enseignement basé sur l’intérêt de l’enfant. La pédagogie par projet qui y est pratiquée incite les enfants à connaître très rapidement leurs intérêts, puisque ce sont eux, aidés par leurs parents, qui choisissent sur quoi ils veulent travailler. Si un enfant veut faire un projet en art, en science ou en musique, il acquerra les mêmes connaissances que les autres, mais au moyen de ce projet.
Selon Jacynthe René, une autre force de l’école alternative est sa capacité à intéresser les garçons, qui réussissent mieux qu’ailleurs. «Selon une étude a été faite, les garçons inscrit dans le système alternatif ne décrochent pas après le secondaire. Quand on sait que les garçons qui sont près de 40 % à décrocher, l’école alternative devient très intéressante», dit-elle.
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