THE CANADIAN PRESS Philippe Pichet, directeur du SPVM, a affirmé lundi que la surveillance dont le chroniqueur Patrick Lagacé a fait l'objet était un cas d'exception.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) mène bel et bien une chasse aux sorcières au sein de ses troupes pour trouver qui parle aux journalistes, selon TVA Nouvelles qui a obtenu des enregistrements audio internes.

Les enregistrements sont tirés d’une réunion tenue le 26 avril dernier, quelques jours après des débordements à Montréal-Nord. Grâce à des informations internes, le journaliste de TVA, Yves Poirier avait réalisé un reportage indiquant que direction du SPVM avait décidé de laisser faire les casseurs pour éviter d’envenimer la situation.

Ce topo n’a pas plu à la direction du SPVM, si l’on se fie aux propos tenus par un haut cadre du SPVM Mario Guérin, assistant du directeur pour la région Sud. Enregistré à son insu, on l’entend déclarer aux autres directeurs présents: «Il faut poser des actions pour que les acteurs impliqués [dans la fuite] sentent que ça nous préoccupe», a-t-il déclaré à l’époque.

«S’il y a encore du coulage, que ça soit dans n’importe quelle division, on va convoquer les cadres de la division concernée […] Si ça prend des déplacements [de personnel], peu importe, c’est Philippe [Pichet, directeur du SPVM], qui va avoir le “lead” là-dedans», avait-il ajouté.

Ce reportage survient dans un contexte de tension entre le SPVM et les journalistes après que La Presse eut révélé lundi que son chroniqueur Patrick Lagacé avait fait l’objet d’une surveillance de ses appels téléphoniques.

M. Pichet s’est défendu de mener une chasse aux sources des journalistes. Il a plutôt soutenu lundi que ces mesures avaient été prises dans le cadre d’une enquête sur l’un de ses policiers, Fayçal Djelidi, accusé notamment d’abus de confiance dans un autre dossier. Le policier en question était aussi entré en contact avec le journaliste de La Presse.

 

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