Si la Ville a mis en branle plusieurs projets porteurs cette année, l’accessibilité du centre-ville reste un défi, selon Vélo Québec.

À quelques jours de l’hivernation d’une partie du réseau cyclable, Suzanne Lareau, PDG de Vélo Québec, note que «la Ville a fait beaucoup d’efforts pour augmenter la taille du réseau cyclable», mais souligne que «pour l’avenir il faudra se concentrer aussi  sur l’ajout de tronçons stratégiques situés en zones sensibles. Le nombre de kilomètres ne peut pas être le seul facteur de réussite».

Si Vélo Québec est très satisfait du prolongement de l’axe protégé sur le boulevard de Maisonneuve vers l’est, annoncé depuis plusieurs années, Mme Lareau précise que plusieurs axes manquent toujours vers le centre-ville que ce soit à partir du nord, du sud, de l’est ou du sud-ouest. «Malheureusement, rien dans la planification ne semble prévu pour 2017 ou 2018», déplore-t-elle.

Marc-André Gadoury, l’élu responsable du vélo à la Ville, souligne que cet enjeu est actuellement en discussion au sein du comité vélo et que «de nouveaux liens sont actuellement étudiés dans les axes désirés». Il souligne d’ailleurs que les deux vélo-rues sur Mentana et Saint-André pourraient être inaugurées dès la semaine prochaine quand les feux de circulation ajoutés aux croisements du boulevard Saint-Joseph seront branchés et que le marquage spécial sur les rues aura été effectué.

Des capteurs pour vélos
La Ville aura d’autres nouvelles à annoncer bientôt, dont l’installation probable de compteurs qui permettront de mesurer en temps réel le nombre de cyclistes sur les principaux axes. Montréal en compte déjà une vingtaine. Les données seraient diffusées en temps réel ce qui permettrait aux développeurs de cartographier les mouvements des cyclistes à différents moments de la journée, selon nos informations. M. Gadoury n’a pu confirmer leur nombre mais que le projet était étudié avec le bureau de la ville intelligente.

Même si elle n’est pas au courant du dossier, Mme Lareau croit que cela permettra à la Ville d’avoir des données concrètes sur l’achalandage de son réseau cyclable et pourrait même les utiliser pour identifier des aménagements manquants. «Je pense notamment au boulevard Saint-Laurent. Au moins 3 000 cyclistes l’empruntent chaque jour, malgré les conditions difficiles de circulation. Ces données aideraient la Ville à faire les bons choix», selon elle. À Calgary par exemple, ce type de compteur a permis de mesurer le flux de vélos ou de piétons avant et après des aménagement de rues réalisés pour favoriser les transports actifs.

En entrevue, M. Gadoury a aussi confirmé que la sécurisation définitive des passages problématiques sous les viaducs ou les ponts ferroviaires sera complétée en 2017. «Sous deux viaducs, la Ville a déjà implanté une bande cyclable avec une zone tampon pour séparer les cyclistes des autos. Sous huit autres viaducs, une bande cyclable a été aménagée, mais sans zone tampon. Les cyclistes pourront donc continuer à utiliser le trottoir s’ils le désirent», mentionne l’élu rosemontois. En 2017, ce sont trois autres passages qui seront définitivement sécurisés de cette façon.

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