Mario Beauregard/Métro François Limoges, Guillaume Lavoie et Valérie Plante lors d'un débat le 30 octobre 2016.

Les trois aspirants chefs de Projet Montréal veulent casser l’image anti-commerce, anti-voiture et idéaliste de leur parti, selon ce qu’ils ont signifié lors du débat diffusé par MAtv lundi soir.

«Il faut prendre acte de cette perception, elle ne me plait pas, c’est le problème du parti, a affirmé Guillaume Lavoie, conseiller dans Rosemont–La Petite-Patrie. Le départ de [l’ancien chef] Richard Bergeron, qui avait une image très anti-voiture, va nous aider aux prochaines élections.»

Tout comme ses concurrents, Valérie Plante, conseillère dans Ville-Marie veut démontrer que son parti est ouvert, rigoureux et réaliste. «Les valeurs de Projet Montréal sont les valeurs de tous les Montréalais», a-t-elle estimé, disant vouloir adapter les mesures prises dans Rosemont–La Petite-Patrie et le Plateau-Mont-Royal aux besoins de chaque quartier.

«On a fait des choses concrètes. La place Shamrock a été réalisée à l’interne pour 200 000$», a pour sa part donné en exemple François Limoges, conseiller de Rosemont–La Petite-Patrie.

Les trois candidats ont lancé des idées pour s’assurer que leurs engagements puissent se réaliser à l’intérieur des budgets de la Ville. Mme Plante a estimé qu’il fallait diversifier les sources de revenus de l’administration. M. Limoges a pour sa part suggéré d’aller davantage piger dans les poches des banlieusards qui utilisent les infrastructures montréalaises. M. Lavoie, lui, a proposé de confier la surveillance des travaux à des employés de la Ville plutôt qu’au privé, ce qui ferait selon lui gagner du temps et épargner de l’argent.

Le nouveau chef sera choisi le 4 décembre par les membres de Projet Montréal.

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