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Le maire Denis Coderre veut inscrire le mont Royal sur la liste des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

«On va demander que le mont Royal soit au patrimoine mondial de l’UNESCO», a déclaré Denis Coderre lors du comité exécutif mercredi, tout en appuyant également la candidature de l’île d’Anticosti, réclamée depuis plusieurs mois par la municipalité locale. «On va envoyer une lettre d’appui en ce sens», promet le maire de Montréal.

Afin de mettre en avant cette candidature du mont Royal, Denis Coderre compte convaincre le gouvernement de Philippe Couillard «pour qu’on puisse faire les revendications auprès du gouvernement canadien», seule administration habilitée à entreprendre des démarches auprès de l’UNESCO.

«Ce n’est pas pour la frime»
Cette demande concernant un lieu déjà reconnu comme site patrimonial par Québec depuis 2005 a été accueillie avec enthousiasme.

«D’un point de vue touristique, c’est très intéressant. Le rayonnement de Montréal est déjà mondial, mais ça apporterait une nouvelle couche de notoriété», se réjouit Pierre Bellerose, vice-président de Tourisme Montréal.

Héritage Montréal y voit quant à lui l’occasion de «protéger» à long terme «ce lieu qui a une grande valeur sociétale» grâce à d’éventuelles nouvelles subventions qui pourraient être octroyées. «Être au patrimoine mondial, ce n’est pas pour la frime. Ça aidera à mettre en valeur et à préserver le mont Royal», précise Dina Bumbaru, directeur des politiques de l’organisme.

Une idée soutenue par Les amis de la montagne, installés dans la maison Smith du parc du Mont-Royal, qui y voient l’occasion de «sensibiliser tous les acteurs politiques mais aussi le public aux enjeux de protection de ce site exceptionnel qui pourra être pérennisé»,  selon Hélène Panaïoti, directrice des communications.

Même Valérie Plante, chef de Projet Montréal, avance «une excellente nouvelle». «Le mont Royal, c’est le poumon de la ville. Les Montréalais y sont très attachés», ajoute-t-elle, avant néanmoins de regretter l’installation de bancs en granite à l’occasion du 375e anniversaire et l’aménagement d’un terrain synthétique et d’éclairages dans le parc Rutherford, sur le flanc sud, «qui portent atteinte à l’intégrité de la montagne.»

18 sites canadiens
À ce jour, 1052 biens répartis dans 165 pays sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Canada en compte 18, dont le Canal Rideau et l’arrondissement historique du Vieux-Québec.

Pour figurer sur cette liste, «les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle» et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection tels «représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain», «représenter des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelle» ou encore «contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique».

Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 27 janvier auprès d’Ottawa. Un comité composé de six experts en matière de conservation et de commémoration du patrimoine naturel et culturel au Canada se chargera étudier toutes les propositions avant d’émettre des recommandations qui seront soumises à la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna. Les candidatures retenues par Ottawa devraient ensuite être dévoilées en décembre 2017.

Le Mistaken Point (Terre-Neuve et Labrador), inscrit le juillet 2016, est le plus récent site canadien admis au patrimoine mondial.

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