CISSS Montérégie-Est

L’héliport de l’hôpital Pierre-Boucher, unique en Montérégie, est désormais fermé.

Le Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) Montérégie-Est a confirmé au Courrier du Sud que la certification d’exploitation a été suspendue en avril 2016. L’hôpital Pierre-Boucher a choisi de fermer temporairement l’héliport qui avait été inauguré en février 2004 en raison d’installations temporaires à proximité.

«L’héliport est fermé jusqu’à nouvel ordre puisque nous avons des installations temporaires en location jusqu’en 2020, précise la conseillère en communication Catherine Latendresse. Il s’agit d’un complexe modulaire où sont situés des bureaux administratifs.»

La construction de cet héliport avait été réalisée à même un projet autofinancé de stationnement au coût de 1,5 M$. À ce moment, la volonté de l’hôpital était d’offrir un corridor de service héliporté, entre autres pour sa salle d’hémodynamie.

Depuis la mise en service de l’héliport en février 2004 et jusqu’à sa fermeture en avril 2016, l’infrastructure a été utilisée à deux reprises pour des transports et quelques fois pour des exercices annuels de simulation. Un budget annuel de 16 000$ était alloué pour l’entretien et le déneigement de l’héliport. Ces frais ne sont plus déboursés par l’hôpital actuellement.

Seulement trois hôpitaux au Québec
Au Québec, il ne reste que trois hôpitaux dotés d’un héliport fonctionnel et approuvé par Transport Canada, soit les hôpitaux Fleurimont à Sherbrooke, de Chicoutimi à Saguenay et du Sacré-Cœur à Montréal.

Le ministre de la Santé précise toutefois que les installations prévues pour l’atterrissage d’un hélicoptère dans les hôpitaux ne sont pas destinées à un réseau québécois d’hélicoptères-ambulance, «car le système actuel, composé d’avions-ambulances et d’ambulances terrestres, permet de bien prendre en charge les patients polytraumatisés et les patients des régions éloignées».

«Le réseau de santé et de services sociaux n’a pas de programme de transport par hélicoptère, précise la porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn. Le transport préhospitalier d’urgence fait affaire avec des avions et des ambulances. Notre flotte ne compte pas d’hélicoptères, mais bien des avions-ambulance qui sont gérés par le Service aérien gouvernemental pour ce qui est de l’équipement.

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