Une coalition d’organismes citoyens réclame une consultation publique sur la réforme de la tarification du transport en commun qui doit avoir lieu l’an prochain dans la région métropolitaine.

«Une consultation publique pourrait établir ce que préfèrent les gens et ce qu’ils jugent équitable ou non», a expliqué le président de Transport 2000, François Pépin. Ce dernier se joindra lundi aux représentants de seize autres organismes, dont Équiterre, Option consommateurs et la Coalition montréalaise des tables de quartier, pour rendre publique, en marge du sommet de l’Union internationale des transports publics, une déclaration à ce sujet.

À partir du 1er juin, la nouvelle gouvernance du transport en commun prendra forme. Avec l’abolition de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) sera notamment en charge de la tarification. L’harmonisation de celle-ci, à l’échelle de la région, doit être achevée dans les premiers mois de 2018.

«En 2016, Vancouver a fait une vaste consultation sur la tarification. Ils ont rejoint 28 000 citoyens. On demandait aux gens ce qui était le plus juste: une tarification selon la distance, selon les zones ou selon la rapidité du mode. Il y a plusieurs critères qui existent. – François Pépin, président de Transport 2000»

La coalition d’organismes montréalais aimerait que le caractère abordable des tarifs et la tarification sociale soient abordés au cours de la consultation publique réclamée dans la région de Montréal.

D’après le Mouvement pour un transport public abordable (MTBA), qui fait aussi partie du regroupement d’organismes citoyens, les prix des titres de transport en commun sont à l’heure actuelle trop élevés pour ceux qui sont inscrits au programme d’aide sociale. «Les gens en situation de pauvreté marchent de plus en plus, a rapporté son porte-parole, Jean-Yves Joannette. Ils limitent leurs déplacements, ce qui a des impacts sur leur recherche d’un emploi, d’un logement et sur leur vie sociale.

Le MTBA a discuté de la possibilité d’instaurer un tarif social avec la Société de transport de Montréal. Le maire de Montréal, Denis Coderre, l’avait d’ailleurs promis lors de la dernière campagne électorale, en 2013. L’organisme espère qu’il pourra faire part de ses revendications à l’ARTM avec l’appui de l’administration municipale.

En plus de demander que les usagers du transport en commun soient entendus, les organismes citoyens et environnementaux veulent que leur contribution globale à l’exploitation des bus, des trains de banlieue et du métro demeure inchangée. Actuellement, elle se situe à 37% des revenus consacrés aux transports en commun.

«On veut que chaque usager voit l’effet [de la réforme tarifaire] sur son portefeuille», a mentionné M. Pépin.

Le comité de transition, qui est responsable de l’implantation de la nouvelle gouvernance du transport en commun, a indiqué à Métro qu’un nouveau cadre tarifaire, contenant des principes, sera soumis au conseil d’administration de l’ARTM lorsque celle-ci sera formée. Il est prévu qu’une consultation publique soit organisée, mais la forme celle-ci n’a pas été établie. Les dirigeants de l’ARTM devront en décider.

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