Josie Desmarais/Métro

La Ville de Montréal compte créer un vaste centre d’archives religieuses dans le domaine de l’actuel site des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph (RHSJ) qu’elle vient d’acquérir.

«On sait que beaucoup de congrégations vieillissent et c’est de notre responsabilité de protéger ce patrimoine», a souligné mercredi le maire de Montréal, Denis Coderre. Si ce dernier a évoqué un aménagement «très rapidement», les Montréalais devront néanmoins patienter jusqu’en 2019 avant de pouvoir consulter ces archives.

Présentes sur place, ces religieuses vont libérer leurs locaux actuels, situés sur l’avenue des Pins, au pied du Mont Royal, le 1er janvier 2019. Ce déménagement, dans un bâtiment voisin, toujours dans l’enceinte de ce domaine patrimonial, se fait d’ailleurs à leur demande, «pour assurer la pérennité de notre mission», a évoqué Sœur Marie-Thérèse, supérieure générale de la Congrégation des RHSJ.

Au cœur de ce site, qui sera désormais nommé Cité des Hospitalières, la Ville espère réunir plusieurs courants religieux, qui pourraient partager leurs collections. Des discussions sont actuellement menées avec la Table de concertation des archives religieuses, a indiqué à Métro l’élu Russell Copeman, responsable de l’habitation et de l’urbanisme au sein de l’administration.

«Il faut mettre en avant et en vitrine ces documents, c’est une mine d’or sur l’histoire de Montréal et l’histoire des femmes», a-t-il expliqué.

Pas d’écoles de métiers d’art
La possibilité d’installer des écoles de métiers d’art
avait également été avancée en mai 2016, mais ce projet ne verra finalement pas le jour. «On a eu des discussions avec Québec et des écoles, mais la place n’est pas idéale et c’est incompatible», a précisé Russell Copeman.

L’administration compte cependant profiter de cette acquisition pour agrandir l’actuel musée Jeanne-Mance, situé sur ce même domaine. La Ville espère également récupérer dans les prochaines années les terrains de stationnement placés devant l’Hôtel-Dieu afin d’y construire des logements sociaux.

Cette transaction, qui doit encore être adoptée par le conseil municipal le 12 juin, inclut le couvent, les jardins, le musée, trois chapelles et des bâtiments de service, tous construits de 1860 à 1960. Les religieuses ont cependant conservé la crypte, dans laquelle demeurent les restes de Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal, et de près de 600 autres religieuses.

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