Manon Le Roy Le Marrec Marche du mouvement Je suis Gabrielle

Soutien. Plusieurs personnes ont marché hier dans les rues de Montréal pour soutenir les victimes de violences conjugales dans le cadre du mouvement «Je suis Gabrielle». Existant depuis 3 ans, ce dernier a été créé à la mémoire de Gabrielle, assassinée par son compagnon à 17 ans.

Les membres du mouvement et des soutiens associatifs se sont réunis, hier martin à l’Oratoire Saint-Joseph, sur la terrasse du monument, avant d’aller marcher contre les violences conjugales. L’élément déclencheur de ce rassemblement annuel est la mort de Gabrielle, adolescente de 17 ans, assassinée par son compagnon qui n’acceptait pas leur rupture, en 2014.

Depuis, la mère de la victime, Marlène Dufresne, ne cesse de se battre contre les violences conjugales notamment à travers ce mouvement lancé en 2014. «C’est notre 3e édition cette année, explique-t-elle. Nous nous battons contre les violences dans les relations amoureuses et particulièrement chez les plus jeunes qui sont de plus en plus nombreux à être concernés par le problème.»

Le 4 mai dernier, après huit jours de délibérations, le procès pour meurtre de sa fille a avorté. Pour panser ses blessures, Marlène ne s’arrêtera pas au métro Papineau comme le reste du cortège, mais marchera jusqu’à Québec pour effectuer un «pèlerinage».

Une décision admirée par son entourage, notamment Sonia Frenette, une agente socio-communautaire spécialisée dans la prévention des violences conjugales et co-créatrice de «Je suis Gabrielle». Grâce à sa participation, le mouvement effectue de nombreuses actions préventives.

«Nous intervenons dans les écoles. Deux comédiennes ont monté une pièce sur le sujet, affirme-t-elle non sans fierté, Les jeunes ne prennent pas toujours conscience d’une relation violente. Nous les aidons à détecter les signes de violence physique, psychologique, de manipulation ou même de cyberintimidation. Si c’est le cas ils doivent aller dénoncer ou demander de l’aide notamment aux associations.»

De l’aide, Gabryelle, victime elle aussi de violences conjugales, en aurait bien demandé plus tôt. Pendant 4 ans, elle s’est retrouvée enfermée dans une relation abusive, jusqu’à ce que son compagnon ai failli lui prendre sa vie le jour de son anniversaire.

«C’est mon meilleur ami qui est venu me sauver, raconte-t-elle émotive, Si j’avais été seule, je serais morte. Ce qu’il faut, c’est parler. Moi je n’en ai même pas parlé à ma mère. Aujourd’hui, j’en fait encore des cauchemars et je me réveille en sueur. Ça a bouleversé ma vie.»

Aujourd’hui, Gabryelle a vu des associations et des psychologues pour se soigner et a même sauvé une jeune fille d’une situation de violence conjugale. Malheureusement elle ne sera jamais totalement guérie, croit-elle.

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