La Femen montréalaise Neda Topaloski a été arrêtée mercredi à Montréal au cours d’un événement soulignant les 50 ans du Grand Prix du Canada. La militante aurait interrompu en criant le rassemblement tenu au square Dorchester après qu’un «dispositif fumigène» eut été lancé près de la foule, a rapporté le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

«L’exploitation n’est pas une célébration!» a scandé l’activiste, les seins dénudés, devant les gens réunis dans le parc du centre-ville. Femen Canada dénonce le tourisme sexuel et les violences faites aux femmes durant les festivités entourant la course de Formule 1, organisée chaque année en juin à Montréal.

Mme Topaloski a été arrêtée pour avoir troublé la paix et a été relâchée avec une citation à comparaître, selon le SPVM. Elle a indiqué qu’elle plaiderait non coupable, en entrevue avec La Presse.

«Je suis encore accusée de trouble [sic] de la paix malgré un procès remporté: toujours plus facile de charger une activiste qu’un proxénète!» a fait savoir la femme de 31 ans sur son compte Twitter.

En mars, l’activiste Femen avait effectivement été acquittée d’accusations de méfait et de trouble de l’ordre public qui avaient été portées contre elle lors de l’édition 2015 du Grand Prix.

Pendant les festivités sur la rue Crescent, elle avait dénudé sa poitrine en montant sur une voiture de course et avait crié : «Montréal n’est pas un bordel». Mme Topaloski avait raconté au tribunal que les agents de sécurité l’avaient par la suite rudoyée sur le trottoir. Des dommages de près de 2500$ avaient été constatés sur la voiture où elle avait pris place.

Neda Topaloski est la première militante Femen à avoir été traînée devant les tribunaux au Canada.

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