Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Une représentation vivante d’un pan de l’histoire de Montréal a été reléguée au passé, jeudi, avec la destruction de la plus vieille écurie urbaine de la ville — ou même du pays, selon certains.

L’écurie au Griffintown Horse Palace, qui avait été construite en 1862, a été jugée en trop piètre état pour être épargnée, selon une membre de la fondation ayant oeuvré pour la survie du site.

Bien qu’il ait été déchirant d’assister à la démolition de la structure vieille de 150 ans, Juliette Patterson a affirmé qu’il y avait des plans pour reconstruire l’édifice qu’elle qualifie de l’«âme» du quartier à l’embourgeoisement rapide de Griffintown, tout juste à l’ouest du Vieux-Montréal.

Le Horse Palace était depuis un bon moment déjà dans l’ombre des tours de condos à proximité, entouré par des peupliers centenaires. À l’origine, a rappelé Mme Patterson, il abritait les chevaux qui transportaient les matériaux de construction utilisés dans les quais le long du canal Lachine nouvellement construit. Puis, ses résidants ont commencé à tirer les chasse-neige qui déblayaient les rues.

Jusqu’à tout récemment, il abritait les chevaux travaillant dans le commerce des calèches, et Mme Patterson a affirmé que l’établissement renouerait avec cette vocation. Elle a indiqué que la fondation du Horse Palace avait recueilli suffisamment de financement pour construire une petite étable de brique, d’une taille équivalente à l’originale, qui serait l’hôte de trois à quatre chevaux.

Certaines des planches originales et des pièces de métal de la vieille écurie seront utilisées dans la construction du nouvel édifice sur le même site où a eu lieu la démolition.

Si davantage de financement peut être obtenu, Mme Patterson espère que l’écurie sera aussi en mesure un jour d’accueillir des marchés de fermiers et d’offrir des activités d’équitation pour le public, dans la foulée d’un renouveau de l’agriculture urbaine.

«Il s’agit vraiment d’une continuité entre le passé et le futur, alors qu’on peut observer de plus en plus de villes qui intègrent la biodiversité et la nature sur leur territoire», a-t-elle fait valoir.

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