Josie Desmarais/Métro Le maire de Montréal, Denis Coderre, au congrès Métropolis

Après le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, plus d’une centaine de maires du monde entier réunis à Montréal ont décidé d’une même voix de contre-attaquer en s’engageant fermement dans la lutte contre les changements climatiques.

Par le biais d’un texte dévoilé jeudi en clôture du congrès de Metropolis, ces élus ont tenu, à l’unanimité, à affirmer leur «détermination à exercer un leadership sur la scène mondiale en vue de contribuer à la résolution d’enjeux locaux et globaux qui affectent tant la population urbaine que l’ensemble de la population mondiale.»

«Quel que soit le contexte politique international», ces maires et représentants d’agglomérations, qui ont souligné «les enjeux énormes pour la planète» tout au long de ce congrès, veulent «mobiliser une large coalition d’intervenants de tous les milieux afin d’assurer le succès de cet accord historique et vital pour l’avenir de notre planète et de l’humanité», peut-on lire dans cette entente où les villes se définissent comme «des fers de lance pour relever les défis locaux et globaux».

«Il faut se donner les moyens de faire évoluer nos économies, de sauver la planète et de nous permettre de vivre sur une planète saine.» – Anne Hidalgo, mairesse de Paris

Cette «Déclaration de Montréal» fait suite à l’annonce du président américain, Donald Trump, de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris, conclu en 2015 avec l’appui de plus de 190 pays. Mardi, le maire de Montréal, Denis Coderre, avait notamment dénoncé le «non sens» de la décision prise par Donald Trump.

Jeudi, Denis Coderre, qui préside Metropolis, a encore envoyé un message à l’élu républicain en indiquant que cette entente devait se réaliser qu’importe «le tweet de quelque président que ce soit».

«Nous sommes plus déterminés que jamais à exercer un leadership ferme et contribuer à la résolution d’enjeux planétaires.» – Denis Coderre, maire de Montréal

Une plus grande place aux femmes
Dans cette déclaration, les villes demandent également aux «institutions nationales et internationales» de leur faire une place «aux tables de négociation et de concertations mondiales».

Les signataires affirment aussi leur «solidarité contre la violence et le terrorisme» et leur «détermination à faire face aux violences urbaines à travers l’éducation», tout en réclamant une «place égale» pour les femmes dans la gouvernance des institutions.

Depuis lundi, près de 140 maires et représentants des villes du monde entier, ainsi qu’un millier de conférenciers étaient présents au Palais des congrès de Montréal dans le cadre du 12e congrès mondial de Metropolis.

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