Chantal Levesque | Métro

MONTRÉAL — Des groupes mobilisés notamment contre la brutalité policière dont seraient victimes les Afro-Américains affirment que la police ne devrait pas être appelée à intervenir dans les cas de crise de santé mentale.

Un homme, qui devait être expulsé de son logement quelques jours plus tard, a été abattu par des policiers mardi soir à Montréal à la suite d’un comportement qui dénote des problèmes de santé mentale.

Environ 200 personnes ont pris part à une manifestation, dimanche, devant le logement dans l’arrondissement Ville-Marie où résidait Pierre Coriolan.

Les manifestants ont marché jusqu’à la Place des festivals, où quelques-uns d’entre eux sont montés brièvement sur une scène du Festival international de jazz de Montréal en brandissant une banderole et des affiches contre les bavures policières.

Selon Andrée-Anne Picard, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), il n’y a eu aucune arrestation parmi les manifestants, qui n’avaient pas fourni l’itinéraire de leur marche.

La manifestation s’est déroulée assez pacifiquement malgré certains propos scandés par les manifestants et n’y a eu aucun acte de vandalisme, a ajouté Mme Picard.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) dit croire que M. Coriolan, 58 ans, était en détresse et tenait un tournevis dans chaque main lorsque la police est arrivée à son logement, mardi.

Il a été atteint par balle à plusieurs reprises et son décès a été constaté à l’hôpital.

Revendications de Black Lives Matter

Des organisateurs de Black Lives Matter à Montréal ont soutenu que la mort de M. Coriolan s’inscrit dans une tendance de violences policières contre des personnes noires ou ayant des problèmes de santé mentale.

Les organisateurs ont appelé à mettre fin au profilage racial et ont dévoilé une liste de demandes, qui inclut un meilleur financement gouvernemental pour les services de santé mentale consacrés aux personnes noires.

Au micro lors de la manifestation, Lucas Charlie Rose, de Black Lives Matter, a appelé à ce que les policiers ne soient plus les intervenants de première ligne pour les personnes en détresse psychologique, à ce que les données sur les interventions policières auprès des personnes noires soient collectées et rendues publiques et à ce que la banque de données de l’escouade Éclipse sur les gangs de rue ne soit plus accessible aux policiers.

Concernant plus précisément la mort de M. Coriolan, les militants ont demandé que les noms des policiers impliqués soient rendus publics.

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