Archives du Musée de Lachine Image de la maison Le Ber-Le Moyne, vers 1671, tirée de l’ouvrage Lake St. Louis, Old and New, Illustrated, and Cavelier de La Salle, de Désiré Girouard.

Pour célébrer le 375e anniversaire de Montréal, Métro s’est associé au Regroupement des musées d’histoire de Montréal pour vous présenter des chroniques originales… 100% histoire!

Née vers 1670, Marguerite Chorel épouse, à 25 ans, Guillaume de Lorimier, un militaire de carrière. Peu de temps après son mariage, elle obtient la propriété de la maison Le Ber-Le Moyne grâce à la dot que lui avait promise son père, un important marchand de fourrures de la région de Trois-Rivières. Le couple Chorel-de Lorimier s’établit à Lachine vers 1699 et a quatre enfants, dont deux atteindront l’âge adulte.

Marguerite Chorel paraît être une femme de tête en pleine possession de ses moyens. En raison des nombreuses absences de son militaire de mari, elle doit apprendre à administrer seule la terre et la maison. Loin de la ville, elle voit à tout et fait prospérer la ferme. Les actes notariés sont éloquents à cet effet: Marguerite Chorel possède potager, verger, champs, granges, étables, boulangerie, animaux de basse-cour 
et bétail.

Devenue veuve en 1709, elle fait alors une demande de pension royale et recherche d’autres revenus. Ainsi, elle obtient un congé (permis) de traite des fourrures. On l’accusera d’ailleurs de traite illégale d’eau-de-vie avec les Amérindiens de passage dans sa maison.
«Engageuse» pour l’Ouest, traiteuse de pelleteries, accusée de commerce d’eau-de-vie: cette femme a eu une existence fascinante.

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Le dimanche 30 juillet prochain, le Musée de 
Lachine vous propose de rencontrer Marguerite Chorel dans sa maison, située au 1, chemin du Musée, à Lachine. Elle vous y recevra à midi, à 14h et à 16h. Animation: Mona Andrée Rainville, journaliste et auteure.

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