Mario Beauregard/Métro Gilbert Rozon

Alors que l’humoriste Guillaume Wagner vient de qualifier Gilbert Rozon «d’agresseur», la chef de Projet Montréal, Valérie Plante, a demandé à la Ville de Montréal de prendre ses distances avec le commissaire aux célébrations du 375e.

«La Ville de Montréal doit, au même titre qu’une compagnie privée, prendre ses distances et dire qu’on va évaluer la situation», a indiqué mercredi soir Valérie Plante, présente, avec différents élus montréalais, à l’Espace La Fontaine pour une conférence liée à la prochaine élection municipale.

Pour l’aspirante mairesse, l’administration doit prendre «très au sérieux» les commentaires de Guillaume Wagner, quelques heures après les premières allégations concernant l’animateur Éric Salvail, dévoilées par La Presse. «On voit qu’avec [ces] accusations, ça délie des langues, a-t-elle indiqué. Ça donne le courage à certaines personnes de parler de certaines expériences difficiles, voire même traumatisantes. On va voir ce qu’il en ressort. On va rester aux aguets. Mais c’est déplorable d’entendre de telles histoires qui ont un impact dévastateur sur ces personnes. C’est très préoccupant.»

«C’est important d’envoyer un message clair, dépendamment du nombre et de la force des allégations, de dire qu’on va prendre un recul et laisser le processus judiciaire suivre son cours. Ce n’est pas le genre de comportement que nous souhaitons mettre de l’avant et que nous validons pour la Ville de Montréal.» – Valérie Plante, chef de Projet Montréal

La chef de Vrai changement pour Montréal, Justine McIntyre, partage l’opinion de la conseillère de Ville-Marie. «[Gilbert Rozon], c’est quelqu’un qui représente la Ville. Il va falloir agir en conséquence si des choses viennent à la lumière», a expliqué l’élue de Pierrefonds-Roxboro.

Denis Coderre, a quant à lui demandé de respecter «la présomption d’innocence», tout en martelant qu’il prônait une «tolérance zéro». Proche du fondateur du festival Juste pour rire, le maire sortant s’est montré prudent. «Je vais attendre, je vais voir ce qui se passe», a-t-il ajouté.

Ce dernier a également assuré soutenir le vaste mouvement sur les réseaux sociaux, intitulé #MoiAussi. «Totalement, a-t-il clamé. Il faut protéger les victimes. Il n’y a pas juste [des incidents] hommes-femmes, mais aussi du même sexe. Quand il y a une relation d’autorité, il faut protéger les gens. La pression ne doit pas être mise sur les victimes, mais sur les agresseurs. J’encourage les femmes et les hommes qui ont été victimes à parler. C’est important, on est là pour les aider.»

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