Une Montréalaise a eu toute une frousse récemment quand le briquet qu’elle venait d’utiliser s’est embrasé.

Julie Deschênes a eu cette désagréable surprise au début du mois d’octobre après avoir allumé un bâtonnet d’encens à l’aide d’un briquet acheté dans un magasin Dollarama quelques semaines plut tôt. «J’étais dans la pièce d’à côté. Quelques minutes après, j’ai entendu un gros pouf! Au début, je pensais que quelque chose était tombé, mais quand je suis arrivé dans la pièce, j’ai vu le briquet en feu», raconte-t-elle.

Heureusement, Mme Deschênes était dans son appartement, car sur la table se trouvait aussi un journal qui aurait pu contribuer à alimenter le feu.

La photo fournie au journal Métro montre  que la pierre d’allumage est complètement calcinée et que le réservoir du briquet est intact, mais est complètement vide.

«Un de mes amis qui a cherché des cas similaires sur l’internet me dit que c’est à cause des résidus de la pierre d’allumage qui couvent, avant d’entraîner l’embrasement du briquet», mentionne Julie Deschêne.

Le capitaine de la section de recherche des causes et des circonstances d’incendie du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM), Sylvain Sévigny, indique qu’aucun cas similaire n’a été enregistré sur le territoire de la ville, mais qu’une enquête a été ouverte. Il préfère attendre avant d’émettre des hypothèses sur les causes de cet embrasement.

«Même si c’est un cas unique [à Montréal], il ne faut pas prendre ce genre de signalement à la légère parce que les autres incidents n’ont peut-être pas été signalés par les clients, mais aussi parce que, si le même incident était arrivé à une personne pendant qu’elle s’allumait une cigarette, les conséquences auraient pu être dramatiques», affirme M. Sévigny.

Informé de l’évènement, Dollarama mentionne avoir été avisé cette année de un, voire deux autres cas de briquets qui auraient surchauffé, sur plusieurs millions de briquets vendus. Toutefois, au vu des circonstances, l’entreprise n’a pas jugé bon de faire un rappel.

«On décide de faire un rappel si on a des doutes que quelque chose ne marche pas», explique Lyla Radmanovich, la porte-parole de l’entreprise, qui rappelle aux clients l’importance de rapporter ce genre d’incident.

Ces six dernières années, Santé Canada a dit avoir reçu 13 signalements concernant des briquets qui se seraient enflammés, mais sans causer de blessures graves ou de dommages majeurs à une propriété. Dix d’entre eux concernent des cas d’embrasement spontané quelques minutes après l’utilisation.

«Santé Canada continue de surveiller la situation et prendra les mesures qui s’imposent si un cas de non-conformité ou une tendance relative aux signalements donne à penser qu’il existe un danger éventuel pour la santé ou la sécurité humaines», a souligné par courriel André Gagnon, le porte-parole de Santé Canada.

Du côté de l’Office de protection du consommateur, Charles Tanguay affirme que «la consommatrice pourrait demander que le briquet soit remboursé ou remplacé et tenir le commerçant ou le fabricant responsable des dommages découlant de ce problème» Il fait notamment référence à une blessure ou à des dommages matériels causés directement par le bris.

«Dans une situation semblable, un consommateur qui n’arrive pas à faire valoir ses droits en s’adressant au commerçant peut porter plainte à l’Office», avise-t-il.

Si un cas similaire vous est arrivé, merci de nous contacter: mathias.marchal@journalmetro.com

Voici les cas répertoriés par Santé Canada

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