Paul Chiasson / La Presse Canadienne Lionel Perez et Denis Coderre

L’un des piliers de l’administration du maire Denis Coderre, Lionel Perez, a tenté d’expliquer la défaite électorale de sa formation politique dans un message publié mardi sur les réseaux sociaux.

«Équipe Coderre a fait une mauvaise campagne», a écrit celui qui était responsable des infrastructures, de la gouvernance et des relations gouvernementales dans l’administration Coderre-Desrochers. Au moment du déclenchement de la campagne électorale, Équipe Coderre comptait 36 élus, contre 25 au lendemain du scrutin du 5 novembre.

M. Perez a rapporté que son parti politique a misé sur son bilan pour se faire réélire plutôt que de proposer «une vision d’espoir pour de meilleurs lendemains».

«Notre parti a pensé que, parce que vous avions un bilan incroyable, ça serait suffisant pour franchir la ligne d’arrivée en premier, a-t-il indiqué. Ça a été une campagne sur la défensive, ce qui s’est avéré une mauvaise stratégie puisque celle-ci a ignoré les particularités et la dynamique d’une course à deux.»

Lionel Perez a ajouté que les membres du caucus ne savaient pas qui dirigeait la campagne d’Équipe Coderre. Qui plus est, trois jours avant le début de la campagne, aucun attaché de presse ou directeur des communications n’avait été nommé. Finalement, du personnel du cabinet du maire a été transféré en catastrophe à Équipe Coderre.

«Vous ne pouvez pas faire une campagne avec des personnes qui sautent dans le bateau à la dernière minute, a déploré Lionel Perez. Vous devez planifier et avoir une structure efficace. Nous n’avions pas cela.»

Celui qui s’est fait réélire dans le district Darlington a avancé qu’Équipe Coderre a également sous-estimé le ressentiment des électeurs à propos de l’intensification des travaux routiers, le nouveau règlement sur le contrôle animalier et la course de la Formule E.

«Les médias ont alimenté ce mécontentement où chacune des nouvelles « histoires » a créé un tsunami incontrôlable, qui est devenu le symbole de l’arrogance du maire plutôt que de sa détermination pour améliorer Montréal», a écrit Lionel Perez. Il a précisé que malgré tout, les grands quotidiens ont accordé leur soutien à Denis Coderre dans les dernières semaines, mais «c’était trop tard».

Projet Montréal a mené une «excellente campagne» au cours de laquelle la formation politique de Valérie Plante a présenté «une vision claire» et «un message bien défini», d’après Lionel Perez.  Il a ajouté que Projet Montréal a ciblé des enjeux précis pour convaincre les électeurs de leur faire confiance.

«Puisqu’ils n’étaient pas en mesure d’occulter notre bilan, ils ont préféré mener une campagne sur la personnalité du maire», a glissé M. Perez. Il a noté qu’ironiquement, le maire Coderre a été accusé d’adopter des points de vue par électoralisme a alors que sa chute est plutôt attribuable à son entêtement à conserver ses positions, démontrant du même que son pif politique faisait défaut.

Lionel Perez a terminé son message en indiquant qu’il respecte le choix des élection. «Le temps dira s’ils avaient raison», a-t-il conclu.

 

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