Yves Provencher/Métro Le seul arrondissement de Montréal qui distribue massivement des bacs bruns pour la collecte des déchets de table est Rosemont–La Petite-Patrie.

Alors que la Ville finalise le choix de ses sites de compostage à Montréal, la municipalité de Saint-Hyacinthe annonce l’agrandissement de son usine de biométhanisation.

Une trentaine de projets de compostage envisagés par des municipalités ou des entreprises privées ont été étudiés par le ministère. C’est le chiffre qu’a donné, mercredi, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand.

Même si Montréal fait partie du lot, la Ville peine dans certains cas à obtenir un consensus local. «Dans le cas des grandes villes, cela représente toujours un défi. Sur le principe, les citoyens sont d’accord, mais il y a des discussions sur les endroits», indique M. Arcand. La Ville a jusqu’en 2014 pour finaliser et déposer son plan.

Montréal doit trouver quatre sites de compostage et de biométhanisation sur l’île pour répondre à l’un des objectifs fixés par Québec : composter, d’ici 2015, 60 % des déchets putrescibles sur son territoire. Actuellement, les déchets des Montréalais sont enfouis à des dizaines de kilomètres de là.

Si la Ville avait trouvé l’année dernière ses quatre sites, Aéroports de Montréal a finalement refusé d’offrir ses terrains, à cause du risque aviaire. Un terrain de remplacement a été trouvé dans l’arrondissement de Saint-Laurent, mais un nouveau processus de consultation publique doit être effectué.

En attendant, le seul arrondissement qui déploie massivement des bacs bruns pour la collecte des déchets de table est celui de Rosemont–La Petite-Patrie. «Fin 2013, on aura distribué 35 000 bacs bruns; cela représentera 50 % des portes», se félicite le maire de l’arrondissement, François Croteau. Mais les déchets organiques sont envoyés à Berthierville, à 70 km de son arrondissement, pour y être compostés.

C’est la municipalité de Saint-Hyacinthe qui fait figure de chef de file de la biométhanisation au Québec. La municipalité annoncera aujourd’hui qu’elle agrandira son usine. Après les boues d’épuration, cela permettra bientôt de traiter les déchets de table de 96 000 citoyens.

Le coût du projet de 50 M$ est réparti entre les trois paliers fédéral, provincial et municipal. «Si les projections s’avèrent exactes, on rentabilisera notre investissement en sept ans», se félicite Réjean Pion, qui pilote le dossier pour la municipalité.

Biométhanisation?

  • Une usine de biométhanisation fonctionne comme un estomac et digère les déchets organiques.
  • En résulte un résidu compostable et du méthane, qui pourrait faire rouler les véhicules municipaux.
  • Saint-Hyacinthe utilisera les résidus laitiers de l’usine Saputo située non loin afin d’augmenter la production de méthane.

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