Les 4 500 chauffeurs de bus et les opérateurs de métro entendent débrayer pour faire pression sur la Société de transport de Montréal (STM) dans les négociations entourant le renouvellement
de leur contrat.

Ils ont voté jeudi à 99 % en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’au déclenchement d’une grève générale illimitée.

Le Syndicat des chauffeurs d’autobus, des opérateurs de métro et des employés de services connexes, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a tenu deux assemblées, l’une à 10h et l’autre à 19h, afin d’obtenir un mandat lui permettant de déclencher une grève au moment jugé opportun.

L’invitation encourageait les syndiqués à donner un «mandat fort pour appuyer le comité de négociation» dans les rencontres sur le renouvellement de la convention collective, échue depuis janvier.

À la suite d’une vingtaine de rencontres, la direction de la STM et ses employés ne parviennent pas à s’entendre sur l’«organisation du travail». Les chauffeurs de bus se plaignent depuis plusieurs années des délais trop courts pour effectuer leur trajet et pour se rendre en début de ligne.

Renato Carlone, le président du syndicat, a soutenu hier dans un communiqué que les circuits élaborés par la STM sont «complètement irréalistes».

D’après le syndicat, les autres dossiers sur lesquels les parties patronale et syndicale n’arrivent pas à s’entendre sont la gestion des employés malades, la planification du transport adapté et une iniquité relativement au régime de retraite.

Le syndicat devra se présenter devant le Conseil des services essentiels, qui décidera du service minimum qui devra être offert pendant le débrayage. Lors de la grève des employés d’entretien en 2007, qui avait duré quatre jours, le conseil avait exigé que le service soit assuré pendant les heures de pointe.

Plus tôt cette semaine, les 2 400 employés d’entretien de la STM ont annoncé qu’ils refuseront d’effectuer des heures supplémentaires ou de changer de poste temporairement pendant six jours, à compter de lundi. Ils demandent des horaires de travail qui leur permettent de mieux concilier le travail et la famille.

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