Josie Desmarais/Métro

L’ex-entraîneur de gymnastique Michel Arsenault a été arrêté mercredi pour une série d’agressions sexuelles qui auraient été commises à Montréal à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

L’homme de 56 ans était recherché sous mandat d’arrestation. Il a été arrêté chez lui à Edmonton, en Alberta.

C’est le service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ) qui a procédé à l’arrestation mercredi avec la collaboration du service de police local.

La dénonciation vise six présumées victimes qui avaient entre 10 et 20 ans au moment des faits, a indiqué en entrevue téléphonique Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la SQ.

Michel Arsenault devra faire face à sept chefs d’accusation, soit trois d’agression sexuelle et quatre de voies de fait. Une présumée victime aurait donc à la fois subi des voies de fait et une agression sexuelle, a souligné Mme Bilodeau.

La SQ avait fait en janvier dernier une sortie publique pour identifier d’autres victimes potentielles. Elles pourraient se trouver dans d’autres régions du Québec et même à l’extérieur de la province.

L’homme doit comparaître le 24 mai prochain au palais de justice de Montréal. Pour le moment, il est prévu qu’il soit libéré avec promesse de comparaître et un engagement de se présenter en cour lorsque requis, a dit la porte-parole de la SQ.

Michel Arsenault avait été suspendu en décembre dernier par Gymnastique Canada — la fédération nationale de ce sport au pays — après les «allégations sérieuses» qui avaient alors été rapportées par Radio-Canada. À ce moment, trois ex-gymnastes québécoises avaient révélé avoir été victimes d’agressions sexuelles de la part de Michel Arsenault alors qu’elles étaient mineures, dans les années 1980 et 1990.

L’entraîneur avait quitté le Québec pour l’Alberta en 1994 et y a fondé le club Champions Gymnastics en 2002.

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