Le projet pilote impliquant des vélos BIXI à assistance électrique devrait être déployé pendant la première semaine du mois d’août.

C’est ce qu’à indiqué mercredi Christian Vermette, le directeur général de BIXI-Montréal. Si plusieurs détails du projet pilote restent à préciser, l’organisme à but non lucratif miserait sur une trentaine de vélos répartis dans quatre stations.

«C’est un projet coûteux et technologiquement compliqué», a glissé mercredi M. Vermette.

En effet, contrairement aux BIXI classiques, les vélos à assistance électrique sont dotés de batteries qui doivent être rechargées. Si cette opération se fait par l’intermédiaire des stations d’ancrage, cela impliquerait de relier celles-ci au réseau d’Hydro-Québec, contrairement aux bornes actuelles qui sont alimentées par l’énergie solaire. Les bornes des vélos électriques ne pourraient donc pas être déplacées aussi facilement.

Si BIXI-Montréal opte plutôt pour un système où les batteries des vélos sont permutables, il faudrait alors être capable de retracer les vélos par GPS. Les répartiteurs de vélos pourraient alors échanger les batteries lorsqu’elles sont complètement déchargées.

Même s’il est coûteux et compliqué, ce projet pilote est rendu possible par la bonne santé financière de BIXI-Montréal, qui a dégagé un surplus opérationnel de 1M$ en 2017, selon les résultats financiers présentés mercredi matin.

L’Institut économique de Montréal (IEDM) mentionne régulièrement que sans l’aide financière de la Ville (2,9M$ par an), BIXI-Montréal serait déficitaire.«Aucun système de vélo en libre-service similaire n’est rentable sur la planète sans financement public», a fait valoir M. Vermette.

Ce bilan financer positif est en bonne partie attribuable aux 4,8 millions de déplacements enregistrés l’an dernier. Toutefois, cette hausse de 18% des trajets par rapport à l’année précédente doit être relativisée. En effet, pendant la même période, BIXI-Montréal a ajouté 1000 vélos de plus à sa flotte (+19%).

«Dans une ville qui mise sur les transports actifs et l’intermodalité des modes de transport, si le nombre de déplacements augmente, alors oui, c’est un gain», a répondu Éric-Alan Caldwell, l’élu responsable des transports à la Ville de Montréal.

Notons que la flotte de BIXI-Montréal a pu passer 5250 à 6250 vélos grâce à une subvention de 9,4M$ octroyée l’an dernier par l’ancienne administration montréalaise, qui était dirigée par Denis Coderre. Or aucun investissement majeur n’est prévu cette année, mis à part le projet pilote de vélos électriques. Le montant d’argent nécessaire à ce projet sera dévoilé pendant l’été.

«Par rapport à notre plan d’investissement, nous avons reporté l’installation de 353 bornes d’ancrages intelligentes à 2019, année où nous ferons des achats combinés en prévision de l’augmentation assez importante du réseau», a indiqué le directeur général de BIXI-Montréal.

L’administration de Valérie Plante a promis que l’agrandissement du réseau de vélos BIXI se ferait sur le territoire montréalais.

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