Yves Provencher/Métro

Des chercheurs de l’université McGill cherchent à mesurer la quantité de particules et d’air pollué liée à la circulation qu’aspirent les Montréalais.

Pour ce faire, les chercheurs ont sélectionné des cyclistes et installé sur le cadre de leurs vélos un morceau de caoutchouc relié à une petite boîte brune qui est en fait un compteur de particules à condensation.

Les cyclistes ont couvert tous les principaux secteurs de l’île de Montréal à différents moments de la journée. Une caméra et un GPS installés sur leurs casques respectifs permettront de relier les mesures de pollution prises avec chaque endroit parcouru et d’obtenir ainsi des informations sur le design des rues.

Ce projet interdisciplinaire, qui a reçu une bourse fédérale de 450 000$ sur trois ans, est piloté par Marianne Hatzopoulou, professeure au Département de génie civil de l’université McGill. «S’il est vrai que les bienfaits du cyclisme sur la santé sont clairement supérieurs aux risques, de récentes études ont néanmoins indiqué des répercussions sur la santé issues de l’exposition à la pollution atmosphérique, et ce, même aux faibles niveaux enregistrés dans la plupart des villes canadiennes», a déclaré Mme Hatzopoulou.

Ces travaux permettront notamment aux élus et aux fonctionnaires d’optimiser le design des rues pour réduire l’effet des polluants atmosphériques. Ces derniers sont notamment reliés à des problèmes cardio-vasculaires. Ces travaux permettront aussi de créer des applications pour téléphones intelligents, afin que les cyclistes puissent connaître le taux de pollution des rues qu’ils parcourent et adapter leur circuit en conséquence.

Suzanne Lareau, p.-d.g. de Vélo Québec aurait aimé que l’étude compare les degrés d’exposition aux polluants entre cyclistes, automobilistes et piétons. «On a tendance à sous-estimer la pollution à laquelle est exposé un automobiliste. Notamment parce que l’entrée d’air est située sous la capot de son auto, non loin des pots d’échapement des autres autos», précise t-elle.

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