Archives Métro Le maire de Laval, Marc Demers.

Le chef de l’opposition officielle à Laval, Michel Trottier, a invité jeudi le maire Marc Demers à quitter ses fonctions sur-le-champ, à la suite de sa condamnation la veille pour atteinte à la réputation d’un ancien conseiller municipal de Laval-des-Rapides.

Rappelons que mercredi, une juge de la Cour du Québec, Julie Messier, avait tranché et condamné le maire de Laval pour des propos qu’il aurait tenus à l’égard de Pierre Anthian. C’est la seconde fois que le maire Demers est reconnu coupable devant les tribunaux cette année, rappelle l’opposition.

«Au mois de mars, le maire avait été reconnu coupable d’avoir octroyé un prêt à son parti politique frôlant le double de la limite permise par la Loi lors de la campagne électorale de 2013», a-t-on déploré par voie de communiqué jeudi.

En mai dernier, des membres du Mouvement Lavallois avaient également reproché à Marc Demers d’avoir manipulé les résultats d’un vote à l’interne. S’en était suivie une certaine crise à l’hôtel de ville. Plusieurs médias rapportaient aussi, à la mi-juillet, que les coûts de la construction du complexe aquatique de Laval seraient doublés par rapport aux prévisions originales.

Autant d’événements qui, aux yeux de Michel Trottier, confirment que le maire n’a plus aucune crédibilité pour occuper ses fonctions.

«Nous ne pouvons plus tolérer que le maire de Laval contribue à médiatiser la Ville pour de mauvaises raisons, a-t-il martelé. La confiance est essentielle à l’exercice de ses fonctions et M. Demers ne l’a plus ni de la part des élus, ni de la population. La démission du maire est nécessaire au rétablissement de l’honneur et de la réputation de Laval.»

Des contraventions au code d’éthique?
Dans sa missive qui a fait le tour du web jeudi, le chef de l’opposition officielle a soutenu que la condamnation du maire de Laval est tout simplement «incompatible» avec le code d’éthique des élus de la Ville de Laval.

Selon M. Trottier, l’article 6.1.2 de ce document est actuellement violé. Ledit article stipule que «dans le cadre de son rôle, le membre [du conseil] doit respecter la dignité, le droit à la vie privée et la réputation de toute personne». L’employé doit notamment, selon le code, favoriser un environnement de travail et des relations saines.

«Par sa condamnation, le maire contrevient aux valeurs du code d’éthique et de déontologie des élus, à l’honneur de sa fonction et à la réputation de la Ville», a lancé à ce sujet le chef de l’opposition. «Dans ces circonstances, le maire doit reconnaître qu’il n’a plus la crédibilité pour occuper son poste», a-t-il ajouté.

Une sanction définitive pour un manquement au code d’éthique et de déontologie peut engendrer une suspension pouvant aller jusqu’à 90 jours. Des mesures tangibles peuvent d’ailleurs être prises suivant le dépôt d’une plainte ou encore d’une enquête du ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire du Québec.

D’ici là, rappelons que la prochaine séance du conseil municipal aura lieu le 7 août prochain à Laval.

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