Steve Côté/Métro La ligne rouge démontre le tracé du pipeline Trans-Nord dans la région de Montréal.

Fermé depuis la semaine dernière pour des «fouilles d’investigation», le pipeline de la compagnie Trans-Nord entre Laval et l’aéroport Montréal-Trudeau a repris du service jeudi, a annoncé l’entreprise.

«Pipelines Trans-Nord Inc. (PTNI) a repris les activités courantes du pipeline qui transporte du carburant à l’Aéroport de Montréal International Pierre-Elliott-Trudeau, a indiqué PTNI dans un courriel. Les six excavations de surveillance d’intégrité et les travaux de réparations d’entretien ont été effectués en toute sécurité et sans incident.»

L’Office national de l’énergie (ONÉ) avait reçu cette semaine un avis de Trans-Nord pour lui indiquer que un «arrêt préventif» et «non-planifié» était en cours depuis vendredi dernier. Toutefois, l’ONÉ a précisé qu’aucune fuite n’avait été signalée.

Cet arrêt de service a tout de même forcé l’aéroport à se tourner vers des camions-citernes pour le transport de kérosène pendant cinq jours. Environ 3,9 millions de litres de carburant sont consommés chaque jour à Montréal-Trudeau. La  porte-parole de la Corporation internationale d’avitaillement de Montréal, Eva Falk Pedersen, a indiqué à Métro que cela prenait «45 à 50 camions-citernes par jour, en moyenne, pour assurer l’approvisionnement de l’aéroport». Ce chiffre peut toutefois fluctuer si la demande est plus forte.

La Ville de Laval avait fait savoir à Métro que deux des interventions avaient eu lieu sur son territoire, dont un dans un marais en bordure de la rivière des Mille-Îles et l’autre sur un terrain d’Hydro-Québec. La Ville de Montréal, qui est elle-aussi concernée, n’a pas voulu dévoiler de site. Selon des informations, une partie de l’arrière-cour de l’entreprise Matrox située à Dorval aurait été excavée, sans qu’aucune fuite n’ait été détectée.

Le pipeline Trans-Nord est celui qui a connu le plus d’avaries ces dernières années au Québec. Depuis 2008, il a été la cause de six des 13 incidents de pipeline recensés au Québec. Plusieurs écologistes en ont déjà réclamé la fermeture.

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