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Le nombre de brigadiers présents sur le territoire montréalais ne suffit pas, selon l’opposition officielle à l’hôtel de ville, qui exige que le quota actuel, fixé depuis plus de 15 ans, soit revu à la hausse.

Ensemble Montréal déposera une motion en ce sens au Conseil municipal, lundi. S’il y a environ 680 brigadiers à Montréal, leur nombre est gelé à 229 (en équivalent temps plein) depuis plus de 15 ans. Ce chiffre n’a pas bougé depuis trop longtemps, selon le chef de l’opposition, Lionel Perez.

«C’est un gel établi pour des raisons historiques et que nous voulons changer, a affirmé M. Perez en conférence de presse, mercredi matin. Dans les dix dernières années, on a vu un nombre grandissant d’élèves dans les écoles. Donc une augmentation d’achalandage près des écoles, mais pas une augmentation de brigadiers.»

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) a vu son nombre d’élèves augmenter de près de 30 000 entre 2008 et 2017, selon des statistiques fournies par Ensemble Montréal.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) considère quant à elle qu’une quinzaine de nouveaux établissements scolaires devront être construits sous sa juridiction dans les cinq prochaines années.

«Depuis une dizaine d’années, les écoles de notre commission ont vu leur nombre d’élèves augmenter de 1000 par année, a observé la vice-présidente à la CSDM, Marie-Josée Mastromonaco. Ça représente environ deux à trois écoles chaque année.»

Elle a lancé que le dégel du quota de brigadiers était devenu «prioritaire», aussi en raison du trafic créé par les chantiers routiers de l’île.

«Enjeu apolitique»
Lionel Perez estime qu’un investissement de 250 000$ pourrait créer une vingtaine d’emplois de brigadiers supplémentaires. Il a toutefois mentionné que «le nombre exact serait à déterminer».

«J’ai donné le nombre de vingt comme une idée budgétaire, a-t-il dit. On peut présumer que ce sera entre vingt et cinquante.»

M. Perez espère que sa motion passera sans difficulté.

«C’est véritablement un enjeu de sécurité publique. Ce n’est aucunement un enjeu politique, a soutenu M. Perez. On espère que le gros bon sens va prévaloir et que l’administration votera en faveur de cette motion.»

Mme Mastromonaco invite de son côté le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui emploie les brigadiers, à consulter les commissions scolaires et les comités de parents, pour modifier ses politiques.

«Aujourd’hui, la CSDM désire alerter la Ville de Montréal sur ce besoin qui est urgent», a-t-elle ajouté.

Différents commissaires de la CSDM, de la CSMB, de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île et de la Commission scolaire English-Montréal ont donné leur soutien à la motion d’Ensemble Montréal. La Commission Lester-B.-Pearson n’a pas été contactée par l’opposition.

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