Pablo Ortiz/Métro

Le budget 2019 de la Société de transport de Montréal (STM) permettra de préparer le terrain aux projets d’envergure que sont l’électrification des bus et le prolongement de la ligne bleue. En attendant, la STM prévoit augmenter la fréquence de passage des trains dans le métro sur les lignes verte et orange pendant la semaine, du lundi au vendredi.

Dès le mois de mars, les usagers ne devraient pas attendre plus que 5 minutes avant d’embarquer dans un métro sur les lignes orange et verte. La STM prévoit que l’an prochain, les trains parcourront 1,9 million de kilomètres par jour, soit 2,2% de plus qu’en 2018.

L’acquisition de 17 trains Azur pour la ligne verte jusqu’en 2021 permettra d’arriver à cette fréquence, tout comme l’ouverture du garage Côte-Vertu, qui pourra héberger dix trains supplémentaires.

Surtout, les deux trains Azur offerts en contrepartie du retard d’un an et demi dans la livraison des premières voitures par le consortium Bombardier-Alstom commenceront à circuler dans le réseau souterrain montréalais en 2019.

«Notre clientèle n’aura pas souffert de ce retard», a affirmé le directeur général de la STM, Luc Tremblay. Ces deux trains circuleront d’ailleurs le matin aux heures de pointes, ce qui aura un léger impact sur la fréquence de passage sur la ligne orange.

Cette augmentation de la fréquence de passage s’explique aussi par la hausse du financement accordé par l’Agence régionale de transport métropolitain (ARTM) de près 70M$.

Les voitures MR-73 qui sont toujours en service pourraient rester encore 20 ans sur les rails du métro montréalais. Pas moins de 40M$ seront dépensés pour les maintenir en activité d’ici 2020. Si la STM prévoit de toutes les remplacer par des Azurs, elles devraient circuler encore au moins jusqu’en 2030.

Le réseau de bus aura aussi un peu d’air puisque le kilométrage devrait être augmenté de 1,6%.

Une enveloppe budgétaire de 6,5M$ est par ailleurs prévue pour préparer le prolongement de la ligne bleue. La Ville avait déjà annoncé en octobre la création d’un bureau de projet pour la ligne rose, doté d’un budget de 1M$.

L’électrification des bus se poursuit avec le remplacement prévu de 26 bus au diesel par des bus hybrides acquis au coût de 20M$. L’an dernier, 125 bus hybrides ont remplacé d’anciens bus au diesel.

Si le rythme semble ralentir, c’est parce que la STM se prépare à recevoir, en 2020, les 300 autobus hybrides promis par la mairesse de Montréal, Valérie Plante. L’arrivée de ces autobus s’accompagnera par d’importants investissements en infrastructures pour permettre de stocker et d’entretenir ces nouveaux bus. Ceux-ci augmenteront de 15% la flotte totale de bus de la STM.

«Les travaux sont lancés. On est en train d’acquérir des terrains pour un centre dans l’est. Tout ça suit son cours. C’est tout un défi, mais rien ne nous indique qu’on ne sera pas là pour l’arrivée des 300 bus en 2020», a tenu à rassurer M. Tremblay.

«Trop cher» et «décision précipitée» : les critiques contre ces 300 bus ont fusé du côté de l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal pendant la première année du mandat de Valérie Plante. Alors que le projet est en bonne voie, le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez, n’en démordait pas jeudi.

«Quand le projet a été lancé en janvier dernier, il était précipité. Des éléments ont confirmé : il a coûté 200M$ de plus pour les stocker dans le garage. On a demandé à ce qu’ils révisent l’appel d’offres pour que ces bus soient 100% électriques. Ils ont refusés», a lancé M. Perez.

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