Collaboration spéciale Guy Hébert, directeur général de la Ville de Montréal.

Le directeur général de Montréal, Guy Hébert, assure que plusieurs mécanismes de contrôle sont en place pour lutter contre la collusion et la corruption à la Ville de Montréal.

«On est à l’affût mais on n’est pas à l’abri, a-t-il déclaré aux membres du comité exécutif, mercredi matin. On dispose de mécanismes pour pouvoir circonscrire raisonnablement les actes illégaux qui sont faits à l’intérieur de l’appareil municipal.»

Il réagissait à l’article publié dans le quotidien La Presse selon lequel plusieurs mesures mises en place par l’ancien directeur général de la Ville, Louis Roquet, pour lutter contre la collusion et la corruption ont été supprimées. Les règles encadrant l’octroi des contrats ont été assouplies et les extras sont désormais calculés «en fonction de l’historique des projets similaires», selon les journalistes Vincent Larouche et Michèle Ouimet. Le chantier d’optimisation du coût des contrats a également cessé ses activités, d’après eux.

M. Hébert a indiqué qu’il a procédé à une réorganisation administrative au printemps dernier. Il a laissé entendre que les mesures annulées ont été remplacées par d’autres «qui sont suffisantes pour faire un contrôle approprié.»

Il a entre autre rapporté que les fonctions du contrôleur général ont été rehaussées cette année. Il dispose désormais de plus de personnel et il peut mener des enquêtes sur les contrats qui sont attribués.

Un groupe d’économistes de la construction a été formé pour estimer les prix des contrats. «On peut mesurer si les appels d’offres sont adéquats», a dit M. Hébert. Il a précisé que les prix ont diminué de 24% depuis 2009.

Si les membres du comité exécutif suspectent l’existence de collusion et de corruption lors de l’attribution d’un contrat, celui-ci est aussitôt transmis à la Commission d’examen des contrats. La Sûreté du Québec (SQ) et le Bureau de la concurrence sont aussi mis à contribution lorsqu’il y a des doutes sérieux, a ajouté Guy Hébert.

La ligne éthique, qui permet aux fonctionnaires de dénoncer les situations irrégulières, est également en fonction et le vérificateur général se penche de son côté sur les travaux réalisés par la Ville de Montréal, a rappelé le directeur général de Montréal.

Guy Hébert a aussi évoqué le Faubourg Contrecoeur en disant que la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), qu’il a dirigé de 2008 à 2012, a investi 1M$ pour mener une enquête sur ce dossier. «C’est le premier dossier qui a été donné à la SQ, a-t-il dit Elle a pris trois ans à monter la preuve et des accusations ont été portées il y a quelques mois.»

Le quotidien La Presse a rapporté que M. Hébert, alors directeur général de la SHDM, a exercé beaucoup de pression pour que la Ville de Montréal paie Construction Frank Catania pour les travaux réalisés au Faubourg Contrecoeur. Plusieurs hauts fonctionnaires voulaient s’assurer que les coûts n’avaient pas été gonflés avant de remettre un chèque à Catania.

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