Archives Métro Le marché Saint-Jacques, rue Ontario

Le bâtiment situé au coin des rues Amherst et Ontario qui abrite le Marché Sainte-Jacques aura un quatrième étage.

Une modification au Plan d’urbanisme de l’arrondissement de Ville-Marie a été approuvée mercredi par le comité exécutif afin que le bâtiment du Marché Saint-Jacques puisse être rehaussé de 15m à 18,4m.

Le projet de revitalisation du Marché Saint-Jacques proposé par le promoteur Jean-Pierre Houle prévoit la construction d’un quatrième étage qui aura un recul de 4 mètres. Sa vocation sera uniquement résidentielle.

Le deuxième et le troisième étage, qui ne sont pas utilisés présentement, seront réservés à des bureaux ou à des logements.

«On a exigé l’ajout de nouveaux logements, a indiqué le chef de la division d’urbanisme de l’arrondissement de Ville-Marie, Sylvain Villeneuve. Dans ce secteur, il y a peu de nouveaux terrains vacants à construire. Cela va contribuer à revitaliser la rue Ontario.»

L’arrondissement de Ville-Marie a également exigé du promoteur que les activités commerciales au rez-de-chaussée soient maintenues. Une micro-brasserie et un café-terrasse s’ajouteront aux commerces existants.

Le comité consultatif d’urbanisme de l’arrondissement de Ville-Marie a accueilli favorablement ce projet. Le comité Jacques-Viger l’a aussi approuvé, mais il s’est dit entre autres préoccupé par la cohabitation entre les résidents et les commerçants. L’arrondissement a ainsi demandé au promoteur d’installer un système de ventilation «adéquat» et de réserver les quinze espaces du stationnement souterrain aux résidents. Il assurera aussi un suivi architectural pour s’assurer de la qualité des travaux de rénovation et de construction.

Le responsable du développement économique et de l’urbanisme à la Ville de Montréal, Alain Tassé, s’est dit de son côté emballé par le projet. «On espère que ce projet donnera une deuxième ou une troisième vie au Marché Saint-Jacques, a-t-il dit à ses collègues du comité exécutif. Quiconque est passé au marché Saint-Jacques ces dernières années s’est rendu compte que ce n’est plus un marché. Il y a de 5 à 8 commerçants qui vivotent dans la place.»

La Ville de Montréal s’est départi en 2007 du Marché Saint-Jacques. Il l’a vendu au coût de 2,3M$ à un entreprise privée, Rosdev. Celle-ci l’a revendu en 2012 au promoteur Jean-Pierre Houle pour 5,6M$.

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