Le nouveau Planétarium Rio Tinto Alcan, qui ouvrira ses portes le 6 avril, conjuguera arts et sciences pour offrir aux visiteurs un véritable rapprochement avec la nature. Finies, les diapositives de l’ancien Planétarium Dow. Le futur planétarium sera à la fine pointe de la technologie, tout en mettant en valeur des créateurs québécois. Métro a visité les locaux mercredi, alors que l’équipe emménageait peu à peu.

Un complexe vert
Le Planétarium Rio Tinto Alcan a été construit selon les normes environnementales LEED. Le directeur général d’Espace pour la vie, Charles-Mathieu Brunelle, et le directeur du planétarium, Pierre Lacombe, espèrent obtenir la certification platine d’ici la fin de l’année. La qualité de l’air et de l’eau, ainsi que la gestion des déchets sont optimales, soutient M. Brunelle. Des détecteurs de CO2 ont par exemple été installés dans les salles, afin de contrôler la qualité de l’air. Lorsque le niveau de CO2 sera trop élevé, de l’air frais sera ajouté.

Une ouverture vers le ciel
L’architecture du bâtiment est assez particulière: il s’agit de deux cônes, pour représenter une ouverture vers le ciel. En dessous de ceux-ci, on retrouve les deux théâtres où auront lieu des projections, en forme de sphère. «Les sphères sont là pour rappeler la forme des astres, parce que c’est de cet endroit qu’on voit vraiment le ciel», explique Jean-François Julien, de la firme d’architectes Cardin Ramirez Julien, qui a remporté le concours d’architecture pour élaborer le planétarium.

Le théâtre multimédia
Dans cette salle, les visiteurs auront droit à une projection artistique enveloppante des artistes Michel Lemieux et Victor Pilon. Le voyage débute sur le bord d’un lac, avec des lucioles. Les visiteurs seront invités à enlever leurs chaussures et à se recroqueviller sur des sacs qui représenteront des rochers, pour assister à cette représentation sur les forces de l’espace, au son de la musique de Philip Glass. «C’est une découverte de l’astronomie tout à fait différente de ce qu’on pouvait vivre dans l’ancien planétarium», affirme Pierre Lacombe. L’expérience promet d’être très immersive. «L’idée, c’est de combler cet écart qu’on a creusé entre nous et la nature, qui nous a poussé davantage à visiter la nature que de faire partie de l’univers biologique», ajoute Charles-Mathieu Brunelle.

Le théâtre astronomique
Bien assis dans votre fauteuil, vous pourrez admirer «le plus beau ciel de Montréal», promet Pierre Lacombe. Le planétaire, au centre de la salle, permet de simuler le ciel étoilé et ses mouvements, grâce à son système opto-mécanique, en le projetant sur les murs et le plafond de la salle sphérique. «Toutes les étoiles visibles à l’œil nu sont là», affirme M. Lacombe. Puis, on jumelle cela à un système numérique, qui permet de voyager dans l’espace, et avoir un autre point de vue que celui de la Terre. Les experts reconnaîtront notamment la constellation d’Orion et sa nébuleuse.

La vie dans l’univers
La salle d’exposition, située entre les deux théâtres, propose aux visiteurs de découvrir comment est apparue la vie sur la Terre, et de se questionner sur la présence de vie ailleurs dans l’univers. L’exposition «Exo, sur les traces de la vie dans l’Univers» propose des bornes interactives, des projections et des jeux multimédias sur ce sujet qui intéresse autant les scientifiques que la population en général. Les visiteurs pourront également observer une collection de météorites, qui sont très significatifs dans la recherche de la vie ailleurs dans l’Univers.

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