Jacques Bergeron, vérificateur général de la Ville de Montréal

La Ville de Montréal demande à la Cour supérieure de déclarer légale l’enquête que quatre hauts fonctionnaires municipaux ont faite sur le vérificateur général, Jacques Bergeron.

Dans des documents acheminés la semaine dernière au tribunal, dans lesquels elle présente sa défense à la poursuite de M. Bergeron, la Ville avance que «[les] découvertes confirment le bien-fondé de l’enquête engagée à son égard par les services sous la responsabilité du défendeur [et ancien contrôleur général] Pierre Reid».

Au terme de l’enquête qui a duré une dizaine de mois, la Ville a découvert que le vérificateur général avait entre autres fractionné des contrats pour éviter le processus d’appel d’offres, en plus d’octroyer un contrat de traduction à sa belle-sœur. Il a aussi mandaté un consultant externe à même le budget de la Ville à des fins personnelles et il a incité un journaliste à écrire sur la ligne éthique du Bureau du vérificateur général.

Dans sa défense, Montréal demande également que Jacques Bergeron démontre si des fonds publics sont utilisés pour couvrir ses dépenses juridiques.

En février dernier, le vérificateur général a alerté le conseil municipal sur «l’espionnage» dont il fait l’objet. Des courriels portant sur des vérifications qui serviraient pour son rapport annuel ont été ouverts à six reprises. Considérant comme illégale cette enquête faite par le bureau du contrôleur général, il a intenté une poursuite contre la Ville, quatre de ses hauts fonctionnaires et le président du comité de vérification, André Harel.

Le conseil municipal a par la suite demandé au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, de faire part de ses recommandations sur ce conflit qui oppose M. Bergeron à la Ville de Montréal

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