«Ce genre d'inégalité se construit dès la naissance et se poursuit tout le long de la vie», note l'auteure de l'étude Dre Marie-France Raynault. À la naissance, cela s'observe par le poids moins élevé des bébés, se poursuit par un indice de maturité scolaire moins bon durant l'enfance et un taux de décrochage plus important à l'adolescence.

Si Montréal fait bonne figure par rapport à d’autres métropoles canadiennes, les plus pauvres ont toujours une espérance de vie nettement inférieure aux plus riches, selon un nouveau rapport de la Direction de la santé publique intitulé Les inégalités sociales de santé à Montréal.

C’est chez les hommes que l’écart est le plus important (5,7 ans), alors qu’il est de 4,1 ans chez les femmes. Notons toutefois que l’écart a diminué chez les hommes depuis la dernière étude de 1998, alors qu’il était de 7,2 ans. Par contre il a augmenté chez les femmes (+8%).

Le fossé est aussi géographique, note le rapport. Entre l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisoneuve et celui de Saint-Laurent, la différence entre les espérances de vie des hommes est de 11 ans entre les plus riches et les plus pauvres. Il s’est même accentué de près d’un an par rapport à 1998, note l’auteure de l’étude Dre Marie-France Raynault.

«Ce genre d’inégalité se construit dès la naissance et se poursuit tout le long de la vie», ajoute-t-elle. À la naissance, cela s’observe par le poids moins élevé des bébés, se poursuit par un indice de maturité scolaire moins bon durant l’enfance, un taux de décrochage plus important à l’adolescence et pour les adultes, une chance plus importante de vivre dans un logement insalubre et de mourir d’un cancer du poumon ou de maladies liées à l’alcoolisme.

Selon le directeur de la santé publique de Montréal, Dr Richard Lessard, «ce fossé pourrait être comblé en une génération, si le pouvoir, l’argent et les ressources étaient mieux réparties».

Le rapport suggère notamment d’augmenter les revenus des plus pauvres pour leur permettre notamment d’améliorer leur consommation et la qualité de leur logement, de privilégier la construction de CPE dans les quartiers défavorisés, de construire plus de logements sociaux et de faire plus d’efforts sur l’intégration professionnelle des nouveaux arrivants.

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