Yves Provencher/Archives Métro

LAVAL, Qc – Dix garçons âgés entre 13 et 15 ans ont été arrêtés tôt, jeudi, dans leurs domiciles respectifs de Laval, dans le cadre d’une enquête policière sur une circulation de matériel de pornographie juvénile.

Ces jeunes suspects devront tous se présenter en Chambre de la jeunesse pour faire face à de sérieuses accusations criminelles de production, possession et distribution de matériel de pornographie juvénile.

Selon le Service de police de Laval, sept jeunes filles ont été victimes des crimes reprochés aux suspects. Certaines d’entre elles avaient semble-t-il commis l’erreur de partager avec eux des images sexuellement explicites — et même une vidéo dans un cas — qui ont ensuite été partagées entre les accusés.

L’affaire a apparemment débuté lorsque deux des jeunes ont réclamé des photos exuellement explicites de leurs copines et des amies de celles-ci. Certaines l’ont fait de façon insouciante alors que les jeunes ont dû se montrer plus insistants avec d’autres.

Les jeunes adolescentes se croyaient à l’abri d’un partage parce qu’elles envoyaient leurs photos en utilisant l’application «Snapchat», qui fait en sorte que la photo disparaît après s’être s’affichée durant quelques secondes. Or, les garçons n’ont eu aucun mal à contourner cette difficulté en faisant des captures d’écran alors que la photo était affichée.

L’enquête impliquant 40 policiers de Laval, dont 20 enquêteurs spécialisés, a débuté en octobre après qu’un membre du personnel d’une école secondaire anglophone de Laval eut surpris un groupe de jeunes à regarder une photo sexuellement explicite sur le téléphone de l’un d’eux. Le jeune a été convoqué par la direction et les policiers ont été avisés.

Des téléphones cellulaires, des ordinateurs portables et des tablettes numériques ont été saisis.

Les policiers tentent maintenant de s’assurer qu’il n’y a pas d’autres victimes et que les photos n’ont pas été disséminées à plus grande échelle.

Ils rappellent au passage aux jeunes femmes de se respecter et de se rappeler que, si les amours sont habituellement passagers à cet âge, les photos peuvent facilement avoir une présence permanente sur le web et revenir les hanter plus tard.

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