Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est sorti de ses gonds jeudi, excédé de voir la «réputation de Montréal entachée» par les manifestations qui tournent au vinaigre dans la métropole.

M. Tremblay a appelé les étudiants et le gouvernement à négocier afin que les commerçants et les citoyens «écœurés» ne soient plus les otages de la crise. «Doit-on attendre un événement tragique? », s’est indigné le maire, qui s’est abstenu de prendre positions dans le débat de la hausse des droits de scolarité. «La situation actuelle ne peut plus durer. Montréal est pris en otage. Il ne faut plus exacerber les tensions, il faut trouver des solutions. J’en appelle à la reprise du dialogue entre les parties pour dénouer l’impasse actuelle», a-t-il ajouté.

Marc Parent, chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui était présent aux côtés du maire, a réitéré son appel à des manifestations dans le calme. M. Parent a précisé que la majorité des personnes avaient manifesté pacifiquement mercredi soir.

Il a notamment souligné que certains individus profitaient des rassemblements étudiants pour commettre des actes de vandalisme. M. Parent a plusieurs fois fait la distinction entre les casseurs et les étudiants, distinction que n’a pas fait le gouvernement jusqu’à présent.

Les deux partis de l’opposition à la Ville de Montréal (Vision Montréal et Projet Montréal) ont par ailleurs demandé la nomination d’un médiateur pour dénouer le conflit entre les étudiants et le gouvernement.


La population en a marre

Devant l’impasse du conflit, plusieurs organismes ont lancé des appels au gouvernement

Amnistie internationale interpelle le gouvernement pour qu’il cesse de «recourir à des moyens portant potentiellement atteinte à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement.»

Un groupe de parents du Québec indignés s’est créé et a dénoncé l’attitude de l’actuel gouvernement du premier ministre Jean Charest.

L’Association des cadres des collèges du Québec (ACCQ) demande la mise en place d’un processus impartial de médiation. Elle ajoute: «d’un point de vue financier, il semble clair que les coûts de cette grève étudiante effaceront les bénéfices provenant de la hausse des droits de scolarité pour l’année à venir.»

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) estime que «la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a provoqué une situation intenable qui ne peut qu’accroître les tensions et mener à un cul-de-sac. Pour la FAE, la ministre n’a plus la crédibilité pour mener à terme cette négociation. Pour le bien de tous, le premier ministre devrait confier le dossier à une nouvelle personne.»

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