Pointe-à-Callière À compter de 1944, Lili St. Cyr entame son règne en s’imposant comme «la» femme fatale de la ville et se produit principalement au Gayety.

Chaque semaine, Métro, en collaboration avec Pointe-à-Callière, propose une capsule historique sur Montréal.

La compagnie Canadian Amusement retient les services des architectes Ross & MacFarlane pour la réalisation des plans d’un nouveau théâtre de 1650 places au début du XXe siècle. Érigé à l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Urbain en 1912, celui-ci contribue à animer les nuits de Montréal.

D’abord nommé le Gayety, l’établissement connaît un vif succès avec ses spectacles de vaudeville et de burlesque. De 1930 à 1932, la salle devient un cinéma, et son nom change pour Théâtre des Arts. Elle prend ensuite le nom de Mayfair et le conserve durant huit ans. En 1941, l’établissement redevient le Gayety et renoue avec le burlesque en présentant des spectacles d’effeuilleuses, notamment ceux de la plus populaire de l’époque, l’Américaine Lili St. Cyr. Il ferme ses portes en 1953, mais est repris la même année par Jean Grimaldi, qui en conserve la vocation pour un temps, mais en change le nom pour Radio City.

En 1956, le théâtre est vendu à Gratien Gélinas, qui entreprend de le rénover en profondeur et lui donne le nom de Comédie-Canadienne. En 1972, l’immeuble est acquis par le Théâtre du Nouveau-Monde qui s’y installe en permanence et donne son nom à la vénérable salle de spectacle, devenue un des hauts lieux de l’activité théâtrale. Des travaux y ont été entrepris en 1997, sous la direction de l’architecte Dan S. Hanganu, pour moderniser la salle et l’adapter aux nouvelles exigences scéniques.

Tiré de La rue Sainte-Catherine, Pointe-à-Callière et les Éditions de l’Homme

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