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Avant même que le gouvernement Couillard ne dépose son budget 2015, qui comprendra de nouvelles compressions budgétaires, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) évalue qu’il lui manquera 20M$ pour équilibrer son prochain exercice financier.

«Les compressions à répétition font en sorte que ce n’est pas possible de développer une université dans ce contexte», a affirmé jeudi le recteur de l’UQAM, Robert Proulx, lors d’une rencontre de presse.

Le gouvernement de Pauline Marois a imposé des compressions totalisant 24M$ à l’UQAM, tout en promettant un refinancement. L’arrivée des libéraux au pouvoir au printemps dernier a changé la donne. L’université montréalaise a dû absorber des coupes de 3,7M$ en pigeant de nouveau dans ses surplus.

Le manque à gagner de 20M$ provient notamment de cotisations supplémentaires que l’université a dû verser au régime de retraite de ses employés. En plus, des compressions de 12M$ imposées par le gouvernement péquiste devaient être étalées dans le temps, mais les libéraux ont demandé qu’elles soient assumées dès cette année.

«On part avec 20M$ de moins sans savoir ce qui va nous être demandé l’an prochain. Tout ce qu’on nous dit, c’est que l’an prochain sera pire en terme de demande de compressions.» – Robert Proulx, recteur de l’UQAM

Le budget 2014-2015 de l’UQAM s’élève à 425M$. Le prochain devra être approuvé par le conseil d’administration de l’université en juin prochain.

L’UQAM attend avec impatience la nouvelle politique du financement du réseau universitaire que prépare en ce moment le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc. Elle a proposé que le calcul des dotations des universités repose sur leurs activités, plutôt que sur le nombre d’étudiants qu’elles accueillent.

L’attachée de presse du ministre, Yasmine Abdelfadel, a précisé que les travaux entourant cette politique sont toujours en cours. Aucune date n’a été avancée pour son dévoilement. Un rapport sur le financement des universités, qui découle du chantier de réflexion lancé à la suite du Sommet de l’enseignement supérieur, doit toutefois être rendu public sous peu, a indiqué Mme Abdelfadel.

Afin que l’UQAM puisse boucler son budget, le recteur Proulx consulte en ce moment la communauté universitaire pour voir si des restructurations sont possibles. «On n’envisage pas de fermetures brutales de programmes. Pas maintenant», a-t-il dit. Il n’a pas été en mesure de dire si des postes de professeurs seront supprimés.

Robert Proulx espère plutôt augmenter les revenus de l’UQAM. Il veut nouer des liens avec des universités étrangères pour offrir des nouveaux programmes et développer des projets de recherches. Il aimerait aussi tirer profit des nouvelles technologies pour attirer davantage d’étudiants.

«Plus on va aller vite pour penser à ce qu’on peut développer, plus l’effet des compressions sera moindre», a dit M. Proulx.

Le potentiel financier de ces idées, qui seront colligées dans le prochain plan stratégique de l’UQAM, n’a pas encore été évalué. Il le sera d’ici l’adoption du plan, au mois de juin prochain.

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