S’il est possible de diminuer ce que l’on consomme, la décroissance prône surtout une meilleure utilisation de nos ressources.

La décroissance économique n’est pas un retour en arrière. C’est ce que tenteront de démontrer les intervenants d’un colloque qui se tient toute la semaine à Montréal.

Il s’agit d’un troisième colloque international sur le thème de la décroissance, les premiers s’étant déroulés à Paris et à Barcelone. Le colloque, fidèle aux principes du partage, est organisé cette année avec la collaboration de l’Université de Montréal, de HEC Montréal, de l’UQAM, de Concordia et de McGill.

Plusieurs chercheurs et environnementalistes sont invités à prendre part à l’événement, dont l’environnementaliste David Suzuki, la chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, et le maire de l’arrondissement deuPlateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez.

Comme l’explique Paul Shrivastava, directeur du Centre d’études David O’Brien sur la durabilité des entreprises et un des organisateurs de la conférence, la décroissance est la réponse au déclin économique.

Les tenants de ce mouvement estiment que le partage des richesses doit se faire équitablement et que le bien-être ne se mesure pas au PIB où au profit des entreprises, mais à la qualité de vie des populations.

Ce colloque se concentre cette année sur le contexte spécifique de l’Amérique du Nord où 40% de la nourriture produite et 60% de l’électricité produite sont gaspillées, explique M. Shrivastava.

S’il est possible de diminuer ce que l’on consomme, la décroissance prône surtout une meilleure utilisation de nos ressources. «Le partage entre les gens est la voie à privilégier. Partager sa voiture comme avec communauto, partager des endroits où vivre… c’est repenser sa façon d’organiser sa vie de façon communautaire», souligne le chercheur.

La décroissance va même jusqu’à critiquer le développement durable puisqu’il ne remet pas en question la quête d’une croissance continue et retarde la mises en place de véritables actions.

La décroissance demande des changements économiques, politiques et culturels, mais en aucun cas, insiste M. Shrivastava, il n’est question de nier les progrès technologiques et de vivre à l’ancienne dans des conditions de vie inconfortables.

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