Yves Provencher/Métro Carole Mainville

Carole Mainville fait partie des 1068 bénévoles qui contribueront au dénombrement des personnes itinérantes mardi soir et les deux jours suivants. Elle s’est sentie interpelée par la problématique, son fils ayant déjà connu la rue.

«Je vais aller poser des questions dans un centre de jour. Je sais que mon garçon profitait de ce genre de service. On ne parle jamais de ça ensemble alors ça va peut-être me donner une idée de comment ça fonctionne et ce que c’était pour lui», a exprimé Mme Mainville.

La bénévole a vécu des moments difficile avec son garçon, schizophrène et autrefois toxicomane. Après avoir dû se résoudre à le mettre à la porte de son domicile, elle a vu son fils faire le yoyo entre la rue, le centre de désintoxication et l’hôpital. Elle n’a toutefois jamais coupé les liens et ce dernier revenait parfois à la maison pour manger, se changer ou dormir. Il vit présentement dans une résidence pour personnes avec des problèmes de santé mentale.

Pascal Champagne, qui sera chef d’une équipe de bénévoles qui parcourra des refuges mardi soir, s’est spontanément porté volontaire. Ayant déjà été sans domicile fixe, il a côtoyé plusieurs personnes en détresse. «C’est le sport et le CLSC qui m’ont aidé à m’en sortir», a noté M. Champagne.

Mme Mainville et M. Champagne estiment important de réaliser un meilleur portrait du phénomène afin d’améliorer les services qui sont offerts personnes itinérantes ou à risque de le devenir.

«Il n’y avait pas suffisamment d’organismes adaptés à la situation de mon fils», croit Mme Mainville.

«Nous avons été surpris de recevoir autant d’inscription de bénévoles en si peu de temps – une centaine par jour. On a dû bloquer les inscriptions car on ne pouvait pas en prendre plus», a indiqué James McGregor, co-gestionnaire du projet. L’objectif de départ était de réunir 600 bénévoles. Les équipes sont composées de personnes de tous âges et de toutes les cultures, a tenu à spécifier M. McGregor.

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