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La Commission scolaire de Montréal (CSDM) réfléchit à la possibilité d’éliminer de 24 à 40 postes de direction d’école.

Une consultation est présentement en cours au sein de la plus grande commission scolaire du Québec pour réviser les critères de répartition des directions et des directions adjointes dans les écoles.

«On n’a pas encore pris de décision, a assuré mercredi la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon. Ce sera fait au conseil du commissaire du 22 avril. Entretemps, il y a encore des discussions possibles.»

Ces critères de répartition des directions d’école n’ont pas été révisés depuis une dizaine d’années, a fait valoir Mme Harel-Bourdon, qui a aussi souligné que la CSDM révise ses façons de faire pour renouer avec l’équilibre budgétaire d’ici 2016-2017.

«Si on n’avait pas de difficultés financières, on garderait peut-être les mêmes critères ou on les améliorait, a dit Mme Harel-Bourdon. Le fait qu’on a [davantage de postes de direction pour] l’argent qui nous est octroyé et qu’on est en déficit budgétaire oblige le conseil des commissaires à faire des choix.»

Le budget du gouvernement du Québec, qui doit être déposé jeudi, risque d’avoir une incidence sur la décision de la CSDM, a dit sa présidente.

Les directeurs d’école sont de leur côté en furie. Près de 190 d’entre eux étaient réunis mardi soir en assemblée générale. Ils ont rejeté à l’unanimité ces possibles coupes de postes.

«Il y a un déficit à résorber, mais le déficit n’est pas créé par les activités dans les écoles, a fulminé la présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (AMDES), Hélène Bourdages. Il est créé ailleurs. Il va falloir que la commission scolaire regarde ailleurs que dans les écoles. On est à sec dans les écoles.»

Mme Bourdages a déploré que les compressions s’appuient sur une modification des critères de répartition des directions d’école qui touchent particulièrement les élèves inscrits dans les classes d’accueil. À l’heure actuelle, il y a un directeur pour 500 élèves. Dès que 501 jeunes fréquentent une école, un adjoint est nommé. Chaque enfant qui ne maîtrise pas encore le français et qui évolue dans les classes d’accueil compte pour deux, mais la CSDM souhaite diminuer ce ratio à un.

«Les classes d’accueil, c’est du travail supplémentaire, a insisté la présidente de l’AMDES. Quand les enfants arrivent de l’extérieur, il ne faut pas penser que tout va bien. Au contraire, ils ne parlent pas le français, ils sont parfois déjà handicapés, malades ou ont un trouble de comportement. Les rapports sont restés dans le pays d’origine. Il faut qu’on fasse venir le rapport ou qu’on demande à un expert de l’aide pour placer l’enfant dans le bon milieu après sa classe d’accueil.»

L’AMDES entend sollicité une rencontre avec Catherine Harel-Bourdon pour faire valoir son point de vue.

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