Des parents d’élèves qui fréquentaient l’école Saint-Gérard demandent au gouvernement du Québec et à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) d’en arriver à une entente pour qu’une nouvelle école soit construite à temps pour la rentrée scolaire de 2016.

L’école Saint-Gérard, dans l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, a été fermée en janvier 2012 à cause de la présence de moisissures et la destruction du bâtiment a débuté en novembre 2014.

Mercredi dernier, la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, affirmait que le ministère de l’Éducation devrait lui accorder 4M$ de plus pour la rconstruction. Cet ajout au budget, qui passerait alors de 16 M$ à 20 M$, a été refusé par le ministère.

Selon le Regroupement des parents de l’école Saint-Gérard (RPSG), si les deux parties ne s’entendent pas avant le 28 avril, date limite pour lancer l’appel d’offres de la reconstruction, celle-ci risque d’encourir des retards.

«De toute évidence, il y a des gens qui n’ont pas fait leurs devoirs correctement. Et qui est pris en otage encore une fois ? Nos enfants, la communauté et le quartier, a déclaré la porte-parole du RPSG, Chantal Laperrière. La CSDM vient de se rendre compte à 15 jours de la date fatidique pour l’appel d’offres qu’il lui manque 4 M$. Pourquoi n’a-t-elle pas fait ses démarches avant ?»

Depuis la fermeture de l’école il y a plus de trois ans, les élèves ont été relocalisés d’abord au Collège Ahuntsic, puis à l’école secondaire Georges-Vanier, où ils sont toujours.

«On prend nos enfants en otage pour des discussions qui ne se passent pas entre deux niveaux de gouvernement, la commission scolaire et le gouvernement du Québec.» -Anie Samson, mairesse de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

C’est le cas de la fille du président du RPSG, Philippe Bussière, qui était en maternelle lorsque l’école a fermé ses portes. «Je n’ai pas envie qu’elle finisse son primaire dans une polyvalente, ce n’est pas normal, lance-t-il. Personnellement, le montant [alloué pour la reconstruction] ne me regarde pas. Moi, je veux qu’ils s’entendent. S’il y a des éléments à retirer dans le projet, qu’ils le retirent et qu’on la construise l’école.»

«Les élus et les décideurs doivent s’asseoir et trouver une solution, le temps presse, renchérit Antonin Giroux, père d’une jeune fille qui fréquentait l’école. C’est le temps de mettre de côté la partisanerie et de prendre ses responsabilités.»

Pour Elsie Lefebvre, conseillère de Ville dans Villeray, le gouvernement doit donner à la CSDM l’argent qu’elle réclame. «Le ministre [de l’Éducation, François Blais,] a aujourd’hui la responsabilité de toute urgence de débloquer les fonds pour que l’école Saint-Gérard puisse être reconstruite en 2016», a-t-elle dit.

La présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, affirme que le 4M$ de plus demandé provient essentiellement du fait que la situation a changé depuis la fermeture de l’école. «Le financement [de 16M$] accordé par [l’ancienne ministre de l’éducation] Marie Malavoy à l’époque était un estimé. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis,» explique-t-elle.

Elle ajoute que la CSDM a demandé au gouvernement de prendre le 4M$ dans le programme Réno-écoles, lancé en 2013 avec une enveloppe de 401M$. «Depuis le 13 février qu’on tente d’avoir des réponses», ajoute-t-elle.

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