MONTRÉAL – Le propriétaire du bar Saint-Bock, dans le Quartier Latin, à Montréal, songe à poursuivre le Service de police de la ville de Montréal (SPVM).

Martin Guimond tient les policiers responsables de l’émeute qui a éclaté sur la terrasse de son bar, samedi soir.

Il affirme avoir perdu 1000 $ après que des clients eurent quitté son établissement dans la panique.

Les images des caméras de sécurité montrent des policiers qui occupent la terrasse du Saint-Bock et utilisent des gaz lacrymogènes pour disperser les clients, des gestes qui ont engendré une émeute, selon M. Guimond.

Il raconte que l’intervention musclée de la police a fait en sorte que des gens se sont lancés sur les téléviseurs, qu’ils sont tombés, se sont empilés les uns sur les autres «partout à l’intérieur du bar» en cassant des tables, des chaises et de la vitre.

Puis, au dire de M. Guimond, une fois la terrasse vide, des policiers y seraient entrés pour que l’un d’eux brise ensuite des verres avec sa matraque et lance des tables et des chaises par terre.

Selon le propriétaire, la loi spéciale pour encadrer les manifestations a donné «une raison de plus de manifester, mais peut-être aussi plus de munitions aux policiers de la ville de Montréal pour procéder à des arrestations».

M. Guimond prévoit consulter des avocats et demander de rencontrer les autorités compétentes au SPVM dès mardi.

Il estime que la violence dont il a été témoin samedi a été causée par le SPVM, et craint également une baisse de fréquentation des établissements du Quartier latin.

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