La Société de transport de Montréal (STM) testera dès l’an prochain des bus électriques dont les piles seront rechargées rapidement.

Trois bus 100% électriques conçus par Nova Bus seront mis à l’épreuve pendant trois ans sur le circuit 36-Monk de la STM à partir de l’automne 2016 dans le cadre du programme Cité Mobilité. Ils sont dotés de quatre piles au lithium qui seront rechargées à la fin d’un circuit. Leur autonomie n’est pas que de 30km, mais leur recharge ne dure que six minutes.

«Dans l’horaire des bus, on intègrera les six minutes requises pour la recharge», a mentionné vendredi le président de la Société de transport de Montréal, Philippe Schnobb, lors du Forum stratégique de la mobilité urbaine et transport intelligent.

Deux bornes de recharge électriques seront mises en place à l’été 2016 pour pouvoir tester les bus électriques de Nova Bus. Elles se trouveront au terminus Angrignon et dans la Quartier international, à l’angle des rues Saint-Antoine et du square Victoria. Les chauffeurs devront simplement stationner les bus sous la borne pour que les piles se rechargent.

«On veut tester la fiabilité de l’autobus dans toutes les conditions possibles, en été et en hiver», a dit M. Schnobb.

Ce projet de mis à l’essai de bus électrique coûtera 16,7M$. Le gouvernement du Québec contribuera à hauteur de 12M$ alors qu’Hydro-Québec versera 100 000$.

La STM avait testé l’an passé un bus électrique chinois de l’entreprise Build Your Dream. Ses piles de phosphate de fer permettaient une autonomie de seulement 200 km et la durée leur recharge était de huit heures, ce qui fait que si la STM avait décidé de remplacer toute sa flotte par ces bus électriques, elle aurait dû acheter un millier de bus de plus pour offrir le même service.

La STM espère que d’ici 2025 elle pourra acheter seulement des bus tout électriques. À partir de cette année, elle acquerra seulement des bus hybrides qui lui permettent d’économie près de 30% en carburant. Leur autonomie atteint près 500km.

Nouvelle règlementation du taxi demandée
L’industrie du taxi réclame une mise à jour de la règlementation qui l’encadre. Abdelghani Dades, qui est membre du conseil d’administration de Taxi Hochelaga-Beaubien, a expliqué vendredi devant le Forum stratégique de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain que des changements sont nécessaires afin que des nouvelles technologies puissent être facilement mises en place dans les voitures de taxi. «Une bonne règlementation ne peut que faciliter les choses», a-t-il dit.  Uber Québec, qui souhaite créer près de 200 emplois au cours de la prochaine année, veut aussi des changements. «Lorsque l’innovation arrive, la règlementation doit être modifiée», a dit son directeur général, Jean-Nicolas Guillemette. Taxelco, qui prévoit déployer une cinquantaine de voitures de taxi électriques au mois de novembre prochain, entend également demander des modifications réglementaires. En attendant qu’elles soient adoptées, l’entreprise, qui compte le dragon Alexandre Taillefer parmi ses administrateurs, se soumettra aux règles en vigueur, a indiqué le directeur des affaires publiques de Taxelco, Thierry St-Cyr.

Mieux gérer le stationnement
Jusqu’à 30% de la congestion automobile est attribuable aux automobilistes qui cherchent un espace de stationnement, a rapporté vendredi le directeur général de VenueParking.com, Dominic Chartrand. Ce dernier s’appuyait sur les travaux du chercheur Donald Shoup, de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). D’après M. Chartrand, une meilleure diffusion de l’information sur la disponibilité des espaces de stationnement et leur tarif, par le biais d’application mobile ou d’affichage dynamique, éviterait aux autorités municipales de construire de nouveaux stationnements et permettrait l’aménagement de nouveaux parcs, en plus de diminuer les gaz à effet de serre.

 

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