Yves Provencher/Métro

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) réalisera des compressions budgétaires de 23M$ au cours de l’année 2015-2016.

Le gouvernement du Québec a demandé à la plus grosse commission scolaire du Québec de comprimer ses dépenses de 10M$. À cela, il faut ajouter quelque 13M$ prévus au plan de retour à l’équilibre budgétaire de la CSDM qui s’étend du cinq ans.

«On essaie de faire les meilleurs choix dans un contexte particulièrement difficile», a indiqué mardi la présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon à la suite d’une séance extraordinaire du conseil des commissaires.

«Protégeons l’école publique, dénonçons les compressions» –Des enseignants de la CSDM, qui ont perturbé la séance extraordinaire du conseil des commissaires mardi soir et qui ont forcé la suspension momentanée des travaux.

Pour réduire ses coûts de 23M$, la CSDM entend retenir des mesures contenues dans le rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton qu’a commandé en décembre dernier le gouvernement du Québec. Elle a récemment aboli 175 postes de professionnels et d’employés de soutien et, mardi soir, elle a éliminé 17 postes de directeur adjoint. Mme Harel-Bourdon a aussi parlé «d’optimisation de l’organisation scolaire». Une nouvelle directrice adjointe des services financiers et des ressources matérielles a pour ce faire été embauchée.

Malgré toutes ces compressions, la CSDM pourra compter sur des revenus supplémentaires. La hausse de la valeur foncière des immeubles montréalais fait en sorte que la commission scolaire recevra près de 175M$ en taxes scolaires en 2015-2016, en hausse d’environ 4M$ par rapport à l’année scolaire précédente.

Depuis cinq ans, la CSDM a absorbé des compressions budgétaires de près de 85M$, a noté Catherine Harel-Bourdon. En 2016-2017, soit la dernière année de son plan de retour à l’équilibre budgétaire, elle devra encore réduire ses dépenses de près de 19M$.

La présidente de la CSDM a insisté sur la nécessité de travailler avec le gouvernement du Québec en évoquant les besoins importants des écoles qui doivent être rénovées et des élèves en difficulté qui doivent recevoir des services. «Je ne suis pas là pour me chicaner, a dit celle qui, par le passé, a tenu tête au gouvernement. Je suis là pour rendre de bons services au élèves.»

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