Yves Provencher/Métro

EXCLUSIF logoLes enseignants affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) sont sur le point d’obtenir le droit de déclencher une grève.

Le processus de médiation, qui a été lancé au mois de mai, n’a pas permis de faire progresser les négociations entourant le renouvellement de leur contrat de travail.
Dans son rapport daté du 13 juillet, la médiatrice du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Lise Lavallée, a indiqué qu’«aucune entente n’est intervenue sur la centaine de points toujours en suspens» à la suite de 11 séances de médiation. Elle a par ailleurs jugé qu’il est «prématuré de soumettre une recommandation pour tenter de régler [le] différend.»

Le vice-président aux relations de travail de la FAE, Martin Lauzon, a expliqué à Métro que la médiation a malgré tout permis d’éclaircir les demandes des deux parties, sans toutefois qu’un accord soit conclu sur quelque point que ce soit. «On s’est mieux compris sur certains sujets», a-t-il dit.

Si les deux parties le permettent, Mme Lavallée poursuivra son travail pour faire avancer les discussions. En attendant, puisque la médiation a achoppé, les enseignants représentés par la FAE acquerront le droit de grève dans les 20 jours suivant la réception du rapport de la médiatrice au bureau du ministre du Travail, comme le prévoit la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic.

Les huit syndicats qui font partie de la FAE se sont déjà prononcés en faveur de trois jours de débrayage.

Les 3 et 4 septembre prochain, le Conseil fédératif de négociation de la FAE se réunira pour décider de la suite des choses, tant pour ce qui est de la stratégie à la table de négociations que pour ce qui concerne les moyens de pression.

«Comme dans n’importe quelle négociation, il y a une gradation dans les moyens de pression, a dit M. Lauzon. Il faudra se pencher sur la possibilité de prendre des moyens plus lourds On a déjà une bonne idée vers où on s’enligne.»

La FAE s’oppose entre autres à la volonté du gouvernement d’augmenter le ratio maître-élèves et d’exiger des enseignants qu’ils travaillent un certain nombre d’heures à l’école, et non à l’extérieur. Son président, Sylvain Malette, a déjà indiqué qu’il craignait que le gouvernement «démantèle l’école publique», en la privant de ses ressources.

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