Yves Provencher/Métro Certains commerces spécialisés dans les soins pour le corps sont lésés par une réglementation visant à contrer les salons de massage érotique.

Une incongruité dans la réglementation encadrant les salons de massage érotique de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension nuit aux commerces
légitimes spécialisés dans les soins pour le corps.

Les salons de massage érotique sont actuellement classés dans la même catégorie que les spas, les centres de massothérapie, et même les salons de coiffure, ce qui pousse l’arrondissement à vouloir changer sa réglementation, qui interdit depuis 2013 d’ouvrir un commerce possédant un permis «soins personnels» à moins de 200 m d’un autre établissement de même catégorie.

Le but était de limiter la prolifération des salons de massage érotique. Le hic est que ce permis n’est pas seulement octroyé aux salons de massage érotique, mais également aux centres de soins corporels.

«Le contingentement a également eu pour effet d’empêcher l’ouverture de plusieurs établissements légitimes qui auraient pu contribuer à enrichir l’offre commerciale et de services de proximité dans certains secteurs», peut-on lire dans un document publié par l’arrondissement.

Les élus planchent actuellement sur un nouveau règlement qui créerait la catégorie «massothérapie» et permettrait ainsi d’identifier clairement ce type d’entreprise, jusqu’à présent lié à la catégorie «soins personnels», qui regroupe les salons de beauté.

«Les propriétaires devront fournir des rapports, des certificats et le nom de l’association dont ils font partie pour pouvoir ouvrir un salon de massothérapie. Si l’entente n’est pas respectée, ils perdront sur le champ leur permis», affirme la mairesse de l’arrondissement, Anie Samson.

Si le processus suit son cours, le nouveau règlement sera adopté en décembre.

Ordre professionnel
Selon la Fédération québécoise des massothérapeutes (FQM), la solution pour contrer les salons de massage érotique serait de créer un ordre professionnel pour les massothérapeutes légitimes.
• La création d’un ordre viendrait encadrer la pratique de la massothérapie tout en aidant les policiers à contrôler la prolifération des salons de massage érotique, affirme la présidente du conseil d’administration du FQM, Sylvie Bédard.
• La FQM travaille actuellement avec le gouvernement du Québec à ce sujet.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!