Cette question a été posée sur le site CurioCité où les citoyens de Montréal peuvent s’adresser directement aux journalistes de Métro et poser leurs questions.

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Les derniers tramways ont été retirés des rues montréalaises en 1959. La Commission de transport de Montréal – l’ancêtre de la Société de transport de Montréal – en avait décidé ainsi au début des années 1950 puisque les tramways n’offraient pas la même flexibilité que les autobus. Des automobilistes se plaignaient aussi que les tramways étaient à l’origine de la congestion dans le centre-ville, d’après un bref historique de la STM.

Des villes françaises ont fait de même au milieu du XXe siècle, mais elles ont rapidement ramené le tramway après 1980 pour assurer une meilleure mobilité sur leur territoire.

À Montréal, l’ancien maire, Gérald Tremblay, avait eu un coup de cœur en 2006 pour le projet de tramway qu’avait lancé son homologue de Paris, Bertrand Delanoë et qui marquait le retour de ce mode de transport dans la Ville lumière.

«Le tramway parisien est un modèle pour nous car, en plus d’être écologique, il est économique, avait déclaré le maire Tremblay en entrevue au quotidien Le Parisien. Son coût d’exploitation ne nous coûterait que 50 millions de dollars par kilomètre, moitié moins que le métro.»

Le tramway a ainsi constitué le premier chantier du Plan de transport que l’administration dirigée par le maire Tremblay a adopté en 2008. Il y était mentionné que «la première ligne, complémentaire au métro et au réseau piétonnier, formera une boucle desservant le Centre des affaires, le Havre de Montréal, le Vieux-Montréal, le nouveau CHUM, l’UQAM, le Quartier des spectacles et le Quartier international». Le réseau devait ensuite s’étendre sur l’avenue du Parc et le chemin de la Côte-des-Neiges.

Une étude a d’ailleurs été réalisée par le consortium Genivar-Systra en 2011 sur un tramway qui parcourrait le chemin de la Côte-des-Neiges, la rue Guy et le boulevard René-Lévesque, avant de faire une boucle dans le Vieux-Montréal en empruntant les rues Berri, de la Commune et Peel. Ce premier tronçon, qui compterait 32 stations sur 13 km, était chiffré alors chiffrée à environ 849G$.

L’ancien responsable des transports à la Ville de Montréal, Réal Ménard, avait mentionné en 2013 que le tramway effectuera un retour dans la métropole, mais les gouvernements provincial et fédéral devront délier les cordons de la bourse. «Jamais la Ville de Montréal ne peut assumer seule la réalisation du tramway», avait-il dit.

L’actuelle maire de Montréal, Denis Coderre, avait indiqué en 2013, en campagne électorale que la Ville n’avait pas les moyens de se payer un nouveau réseau de tramway. «Le tramway, on oublie cela, avait-il dit. L’argent ne pousse pas dans les arbres.»

Reste à voir si le maire Coderre conservera cette position maintenant que la donne a quelque peu changé. Le nouveau premier ministre canadien, Justin Trudeau, a promis des investissements massifs de 5,8G$ en transport en commun d’ici 2020. L’entente qu’a convenu le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec au sujet des travaux d’infrastructure ouvre aussi la porte à de nouvelles possibilités.

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