Treize hommes ont comparu, jeudi au palais de justice de Montréal, dans un dossier de pornographie juvénile.

Trois d’entre eux ont comparu par vidéoconférence et un quatrième, déjà détenu en prison, a plutôt été représenté par un avocat. Ces quatre comparutions ont eu lieu en matinée.

Il s’agit de Roger Lepage, âgé de 74 ans, Jonathan St-Pierre, 28 ans, Francis Perron, 46 ans, et Vincent Rodrigue, 39 ans.

En après-midi, les neuf autres ont comparu, cette fois en personne au palais de justice de Montréal.

Il s’agit de David Boucher, 31 ans, Simon Brochu, 34 ans, Patrick Charbonneau, 36 ans, Didier Chetelat, 27 ans, André Faivre, 67 ans, Kenneth Jodoin, 40 ans, Claude Paquette, 31 ans, Jean-Marc St-Hilaire, 66 ans, et Dave Turcotte, 36 ans.

Le ministère public s’est opposé à leur remise en liberté en attendant la suite des procédures. Leur enquête sur remise en liberté a été fixée au 2 février à Montréal.

En plus de ces 13 hommes déjà arrêtés, des mandats d’arrestation ont été émis contre deux autres qui se trouvent présentement à l’étranger. Ils habitent toutefois ici.

Selon l’enquête de la Sûreté du Québec, on parle en général de différentes infractions reliées à la possession, à la transmission et à la distribution de matériel de pornographie juvénile. La SQ a affirmé que ces hommes se donnaient aussi des conseils à ce sujet.

Les faits remontent à 2003 dans certains cas et vont jusqu’à 2016.

Selon l’acte de dénonciation, on leur reproche par exemple d’avoir “produit, imprimé ou publié et/ou (avoir) eu en sa possession en vue de publier de la pornographie juvénile, commettant ainsi” un acte criminel.

La procureure de la Couronne, Me Cynthia Gyenizse, a ainsi expliqué pourquoi elle s’était opposée à leur remise en liberté: “c’est la nature des accusations qui sont en matière de pornographie juvénile, et qui incluent possession, accéder, distribuer et produire de la pornographie juvénile sur diverses périodes, dépendant des individus”.

Interrogée à ce sujet, Me Gyenizse a précisé que la pornographie juvénile inclut non seulement les photos et les images, mais également les écrits. “Ça va des images aux écrits qu’on pourrait retrouver qui vont être à caractère pédopornographique”, a-t-elle indiqué.

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