Youtube / greveetudiante2012 Laith Marout, journaliste et caméraman de la chaîne de télévision de l’Université Concordia, a été arrêté mercredi matin alors qu’il couvrait une manifestation étudiante au centre-ville de Montréal.

L’arrestation mercredi matin d’un caméraman de la chaîne communautaire Télé-Concordia (CUTV), lors d’une manifestation contre la hausse des droits de scolarité, pose la question du rôle des journalistes lors des rassemblements étudiants, selon la chaîne. «Notre rôle va au-delà du fait de respecter ce qu’on nous demande puisque nous sommes là pour rapporter la réalité aux citoyens, affirme Laura Neil, directrice générale de CUTV. Je ne pense pas que notre caméraman empêchait les policiers de travailler.»

Laith Marout, journaliste et caméraman de la chaîne de télévision de l’Université Concordia, a été arrêté mercredi matin alors qu’il couvrait une manifestation étudiante au centre-ville de Montréal. Le journaliste a répété aux policiers «Je suis des médias, nous sommes en direct» pour expliquer sa présence, mais les forces de l’ordre l’ont tout de même interpellé pour entrave à leur travail. Selon la chaîne qui emploie Laith Marout, celui-ci respectait les consignes de sécurité.

Les vidéos qui relatent la scène montrent pourtant que les policiers l’ont averti à plusieurs reprises qu’il devait quitter les lieux sous peine d’arrestation.

Le journaliste considère que son arrestation résulte du malaise de la police face aux images qu’il diffusait en direct. Par ailleurs, il estime que son comportement est celui que devrait avoir tous les professionnels des médias. «Qu’est-ce qu’il se serait passer en Libye ou en Syrie si les journalistes avaient écouté la police?», a-t-il souligné.


Un mélange des genres

L’équipe de CUTV considère que leur position de média communautaire leur permet de prendre position dans le conflit entre les étudiants et le gouvernement. La Fédération professionnel des journalistes du Québec (FPJQ) se dit perplexe par rapport à cette affaire. « Nos membres ne se présentent pas comme journalistes et militants, explique Brian Myles, président de la FPJQ. Ils ont la présence d’esprit de se retirer et de trouver une distance raisonnable quand un rassemblement est déclaré illégal »

Le président de la fédération considère que se présenter à la fois comme militant et journaliste contribue au mélange des genres et qu’un media communautaire, comme un media traditionnel ne doit pas faire les évènements mais se contenter de les communiquer.

La chaîne CUTV envisage d’entamer des poursuites judiciaires contre le SPVM.

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