Une pétition de 20 000 signatures a été déposée mercredi à l’Assemblée nationale afin que le travail qu’effectuent les étudiants en psychologie pendant leur internat soit rémunéré.

La Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP) juge que ses membres doivent avoir droit au même traitement que les étudiants en médecine. Son présent intérimaire, Eddy Larouche, a mentionné que les 250 étudiants en psychologie, qui boycottent pour une troisième semaine leur formation clinique, peuvent traiter à chaque année près de 12 000 patients. «Pour le moment, c’est des mois d’attente qui s’ajoutent», a-t-il dit.

Le travail en internat pour les étudiants en psychologie est de 1600 heures dans le réseau public. Les futurs psychologues s’endettent généralement de 10 000$ pour compléter leur formation, d’après la FIDEP. Ailleurs au pays, les étudiants en internat obtiennent en moyenne un salaire de 31 000$.

La députée de Taillon, Diane Lamarre, qui soutenu la pétition des étudiants en psychologie, croit que ces derniers représentent une solution au manque de psychologues dans le réseau public de la santé. «On peut, à partir de cette rémunération, demander aux internes de travailler dans le système public pendant un an, deux ans ou trois ans», a-t-elle proposé. Mme Lamarre a souligné que les difficultés d’accès aux services de santé mentale peuvent avoir des conséquences dramatiques, notamment le suicide.

Avant de prendre une décision, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, veut prendre connaissance du rapport que prépare l’ancien président de l’Ordre des psychologue du Québec, Luc Granger, sur la possibilité de rémunérer les étudiants en psychologie, a indiqué son attachée de presse Julie White. Cette dernière a précisé qu’un comité interministériel, sur lequel siège aussi des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur, a aussi été mis en place pour réfléchir à cet enjeu.

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